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Le principe de genre

Principes hermétiques 8/8

« Il y a un genre en toutes choses ; tout a ses principes Masculin et Féminin ;
le genre se manifeste sur tous les plans. »
[1]

 

Nous voi­ci presqu’arrivés au terme d’un voyage enta­mé il y a plus d’un an… Je ne pen­sais pas cou­vrir autant d’information en m’engageant sur les traces des her­mé­tistes ; à vrai dire, ma pre­mière idée était de pré­sen­ter les sept prin­cipes en un seul article… La blague ! C’était sans comp­ter sur la richesse et la pro­fon­deur de ces ensei­gne­ments, qui m’ont réser­vé une ultime sur­prise avec le prin­cipe de genre…

Tout a com­men­cé par un double ques­tion­ne­ment. Premièrement, pour­quoi le prin­cipe de genre occupe-t-il la 7e et der­nière place des ensei­gne­ments d’Hermès ? Et deuxiè­me­ment, si le Féminin et le Masculin peuvent déjà être expri­més grâce au prin­cipe de pola­ri­té, quelle est la rai­son d’être du prin­cipe de genre ? La seule réponse que j’ai trou­vée est rela­tive à… devi­nez quoi : la géo­mé­trie ! Jusque-là, rien de très sur­pre­nant me direz-vous !

Bien que la géo­mé­trie a de fait été ma pre­mière clé de lec­ture, j’y revien­drai dans la deuxième par­tie de cet article. Car de manière inat­ten­due, une explo­ra­tion plus pous­sée du prin­cipe de genre m’a replon­gée dans l’expérience que j’ai vécue il y a un peu plus de 8 ans, et dont le récit est à l’origine de ce blog. Puisque tout part de l’expérience, il m’a alors paru évident de la rela­ter à nou­veau et avant tout, por­tée cette fois-ci par les ensei­gne­ments du Féminin et du Masculin.

               

Une expérience du principe de genre

Je vais reprendre ici le dérou­lé des évé­ne­ments en ne conser­vant que les plus signi­fi­ca­tifs par rap­port au thème de cet article. Si vous ne connais­sez pas mon his­toire, une pre­mière lec­ture pour­rait vous don­ner une pers­pec­tive déjà riche d’enseignements. Cependant, mon récit ori­gi­nel com­porte aus­si beau­coup d’informations didac­tiques, qui pour­raient vous entraî­ner sur un iti­né­raire bis assez long… Moralité : je vous laisse choi­sir par quel che­min vous pré­fé­rez passer !

Quoi qu’il en soit, et pour pro­fi­ter au mieux de ce nou­veau par­tage d’expérience, je vous invite à consi­dé­rer que la dyna­mique des prin­cipes Féminin et Masculin est actuel­le­ment pré­sente et active en vous sur le plan men­tal, et ce, que vous soyez un homme ou une femme. Si cette démarche vous paraît un peu abs­traite, votre pers­pec­tive devrait s’élargir au fur et à mesure de mon récit.

Mon pro­pos ici est de mettre en évi­dence le genre men­tal chers aux her­mé­tistes, en illus­trant le bal­let des éner­gies fémi­nines et mas­cu­lines qui s’est joué pour moi cette nuit-là.

                  

La dynamique du mental

Avant mon expé­rience, j’avais conscience que le men­tal est une éner­gie mas­cu­line très effi­cace pour per­ce­voir la réa­li­té de manière spé­ci­fique : sépa­ra­tion, temps, espace… Pour moi, s’il était théo­ri­que­ment pos­sible de vivre un autre état de conscience, un état d’unité, le simple fait de le vou­loir ne suf­fi­sait pas à le vivre. Je pla­çais alors la per­cep­tion au cœur du mys­tère, la pen­sée ayant usur­pé la place de la vraie per­cep­tion, celle de l’unité. Jusqu’à quel point l’activité céré­brale pou­vait entre­te­nir l’illusion qu’elle pro­dui­sait la conscience quand elle per­met­tait sim­ple­ment d’accéder à l’expérience et l’interpréter, telle était la question.

principe-de-genre-graineJe n’avais pas conscience, cepen­dant, que la dyna­mique du men­tal relève à la fois des prin­cipes Masculin et Féminin. Le Masculin a en effet la facul­té d’impul­ser une direc­tion à la créa­tion men­tale. A l’image de la femme qui enfante, le fémi­nin fait ensuite ger­mer cette graine à l’aide des schèmes réac­tifs incons­cients tapis au cœur de sa propre dyna­mique. Ainsi se struc­ture le pro­ces­sus de pen­sée, qui répète tou­jours les mêmes sché­mas en des cir­cons­tances sem­blables ou analogues.

Quelle que soit la graine, que ce soit une graine de contrôle ou une graine de libé­ra­tion, le Féminin la fera pous­ser. Masculin et Féminin ont de fait cha­cun une res­pon­sa­bi­li­té dans ce pro­ces­sus. En avoir conscience, c’est prê­ter atten­tion à la qua­li­té des graines semées par le Masculin, et user de dis­cer­ne­ment pour choi­sir les graines que le Féminin fera prospérer.

J’y revien­drai. Mais plon­geons à pré­sent dans mon expérience…

                  

Recherche explication…

19 décembre 2013 – 20h

La fis­sure d’un ané­vrisme vient de pro­vo­quer un sai­gne­ment dans l’hé­mi­sphère droit de ma tête, au niveau des méninges. Je res­sens un violent et sou­dain mal de tête qui m’a­ver­tit que quelque chose d’inhabituel est en train de se pro­duire. L’intensité de la dou­leur foca­lise com­plè­te­ment ma pen­sée sur cet état de fait.

Il me vient à l’idée que j’ai peut-être la pre­mière migraine de ma vie, mais com­ment savoir puisque, jus­te­ment, je n’en ai jamais eue ? Mon men­tal, ne pou­vant se satis­faire de l’approximation de cette éven­tua­li­té, cherche une autre hypo­thèse. J’évalue rapi­de­ment mes autres symp­tômes : à ce stade, aucun. 

  • Le Masculin a orien­té le Féminin dans une pre­mière direc­tion de recherche. Le Féminin n’ayant pas la pos­si­bi­li­té de faire pros­pé­rer cette graine, le Masculin l’a alors orien­té dans une autre direc­tion. Ensemble, ils ont ten­té de com­prendre les événements.

                 

… désespérément

Pour autant, la pos­si­bi­li­té d’être en train de faire un AVC ne me tra­verse abso­lu­ment pas l’esprit. Mon men­tal est sans doute tout sim­ple­ment inca­pable de sus­pec­ter ce diag­nos­tic parce que dans sa base de don­nées du moment, mes symp­tômes ne cor­res­pondent pas du tout à ceux qui défi­nissent cette pathologie.

Je ne sais pas encore que l’hémorragie ménin­gée a pour carac­té­ris­tique prin­ci­pale un mal de tête bru­tal, extrê­me­ment intense et durable, soit pré­ci­sé­ment le symp­tôme qui se mani­feste à ce moment-là.

principe-de-genre-et-limites-mentalesN’en sachant rien, mon men­tal conti­nue donc son tra­vail habi­tuel, il cherche, ana­lyse, com­pare… La véri­té, c’est qu’il ne peut mettre en rela­tion cette sen­sa­tion étrange avec aucune autre. Il a beau cher­cher dans sa base de don­nées, rien ne cor­res­pond, aucun état connu qui s’ap­proche de celui-ci, aucune expé­rience équi­va­lente à mettre en balance pour savoir quoi faire… En fin de compte, tout ce qu’il arrive bien mal­gré lui à trou­ver, ce sont ses limites.

  • Les recherches du Féminin n’aboutissant à rien de concluant, sa dyna­mique a fini par s’essouffler et par perdre l’énergie qu’elle génère habi­tuel­le­ment par son propre mou­ve­ment [2]. Mais cette perte de vitesse a contri­bué à révé­ler une autre dyna­mique du Masculin…

                   

Du détachement à la présence

La peur com­mence alors à me gagner. Etrangement, je res­sens aus­si un cer­tain déta­che­ment par rap­port à cette peur. J’en ai pour ain­si dire une conscience inha­bi­tuelle. C’est comme si je pou­vais obser­ver ma peur, comme si je recon­nais­sais que la peur était là mais qu’elle pour­rait tout aus­si bien ne pas y être.

C’est alors que la conscience que j’ai de moi-même va en quelque sorte s’élargir. L’état d’urgence dans lequel je me trouve est sur le point de me faire bas­cu­ler dans un « temps » qui ne m’est pas fami­lier : l’ici et main­te­nant, la présence.

  • Au moment où le Masculin a envoyé une autre impul­sion au Féminin, en l’occurrence la peur, ma conscience a réa­li­sé que le Masculin était aus­si capable « de se tenir en dehors de la créa­tion men­tale et de se com­por­ter vis-à-vis d’elle comme un spec­ta­teur », ain­si que l’en­seignent les hermétistes.
  • Le déta­che­ment du Masculin a eu pour consé­quence de stop­per l’élan du Féminin, ren­du ain­si inca­pable faire gran­dir cette peur.
  • Il a éga­le­ment conduit ma conscience à per­ce­voir direc­te­ment les évé­ne­ments, au-delà de la dimen­sion tem­po­relle, qui elle appar­tient à la per­cep­tion du mental.

                   

A cœur ouvert

Précisément, ma conscience bas­cule de ma tête à mon cœur. Je per­çois tou­jours ma dou­leur, mais elle est comme en arrière-plan, presque deve­nue secondaire. 

Alors, quelque chose qui n’est pas de l’ordre de la pen­sée, quelque chose de plus grand prend place en moi, comme une puis­sance d’une séré­ni­té abso­lue qui émane de mon cœur et qui, si on la tra­dui­sait en mots, m’affirmerait : « Quoi qu’il arrive, ça va aller ». Cela s’impose sans s’imposer.

C’est une éner­gie très dif­fé­rente de ce dont j’ai l’habitude, qui ne cherche pas à avoir rai­son, qui est là en toute simplicité. 

  • A ce moment-là, le Masculin n’était plus en train d’ob­ser­ver la dyna­mique men­tale du Féminin. Ainsi, ma conscience s’est dis­so­ciée de tout pro­ces­sus men­tal, qu’il soit mas­cu­lin ou fémi­nin. Mon Être est deve­nu conscient de lui-même.

                

Une nouvelle perception

expansion-de-conscienceA l’instant où la pré­sence se mani­feste, elle contre­ba­lance simul­ta­né­ment mon sen­ti­ment de peur et fige mon men­tal. A ce moment-là, je suis ma conscience désyn­chro­ni­sée de mes émo­tions et de mes pen­sées. Comme si ma conscience n’était plus foca­li­sée sur mon mental. 

Je suis donc là, plus que jamais, consciente, pré­sente, mais je ne suis pas mon men­tal, j’existe en dehors de lui, en uni­té avec Tout. Je me vis comme une ver­sion plus vaste de moi-même. Cet état de grâce dure un ins­tant, une éternité.

  • Il serait plus juste de dire que j’ai fait l’expérience de ma propre uni­ci­té, dans le sens où je n’avais plus la per­cep­tion d’être en lien avec autre chose ou quelqu’un d’autre. J’étais, simplement.
  • Cela se situe au-delà de la prise de conscience men­tale. En effet, celle-ci implique un obser­va­teur, elle pro­gresse de l’inconscient vers le conscient, par retour d’expérience. Elle est basée sur un double mou­ve­ment : vers l’extérieur (l’observation) et vers l’intérieur (le retour d’expérience). Elle implique res­pec­ti­ve­ment les dyna­miques mas­cu­lines et fémi­nines, offrant ain­si à l’être humain l’incroyable pos­si­bi­li­té de s’expérimenter à la fois de l’extérieur et de l’intérieur.
  • Ce que je per­ce­vais jusque-là comme exté­rieur, en tant qu’observateur, n’était plus. Alors la per­cep­tion authen­tique s’est mani­fes­tée : plus d’observateur, plus d’identité, l’observateur et l’observé ne fai­saient qu’un [3]. C’était une per­cep­tion que je peux rap­pro­cher de celle vécue lors d’une syn­chro­ni­ci­té.

                 

Une autre expression du masculin

Puis, contre vents et marées, per­sua­dé d’avoir rai­son et ne pou­vant lais­ser autre chose que lui-même exis­ter, mon men­tal reprend très vite les com­mandes. Il s’identifie aus­si­tôt au « quoi qu’il arrive, ça va aller » émis par la conscience éma­nant de mon cœur et je me dis que ça ne doit pas être bien grave, que ce mal de tête va pas­ser. A ce moment-là, tout va très vite, l’ur­gence de mon corps me pousse à agir, tan­dis que déjà, la grâce me porte.

Je suis en train d’at­tendre mon conjoint, James. Il est en retard. J’aimerais qu’il sache dès que pos­sible ce qui se passe car il y a urgence. Je l’appelle et devant mon insis­tance à venir auprès de moi, il laisse l’achat de son sand­wich en plan. 

Une ques­tion m’est venue après cette soi­rée : qui sait si j’aurais vécu ce moment de « pré­sence à moi » si cette expé­rience m’était arri­vée en sa pré­sence à lui ?

  • Une expres­sion du Masculin, incar­née par James, ne s’est pas mani­fes­tée à l’extérieur, en rai­son de son retard. Un « non-événement » qui est entré en réso­nance avec l’effondrement d’une limite – la rup­ture d’anévrisme – à l’intérieur.

                

Reprendre le contrôle, mais différemment

 

principe-de-genre-et-recuperation-mentale

Au vu de mon état et de mon manque d’assurance évident à me mettre en mou­ve­ment, il envi­sage deux options : prendre un taxi, ren­trer à la mai­son et suivre l’évolution de la situa­tion, ou bien appe­ler direc­te­ment les pompiers.

Mon men­tal ne cède pas, il s’est déjà réso­lu à faire une croix sur la soi­rée, il ne veut pas en plus envi­sa­ger qu’il m’arrive quelque chose de grave et que je puisse être en dan­ger. Il ne veut pas l’envisager, c’est sa façon de reprendre le contrôle. En fait, il se remet en quête d’une expli­ca­tion et d’une solu­tion, et pour ce faire, il a besoin d’avoir les idées claires. C’est pour­quoi il classe l’expérience de la pré­sence dans le dos­sier « je n’ai rien com­pris, mais je ver­rai cela plus tard », tout en croyant sans trop savoir pour­quoi que « ça va aller ».

  • Le Masculin n’a pas com­pris ce qui venait de se pas­ser, il a cher­ché à reprendre le contrôle en récu­pé­rant ce qu’il pou­vait, envoyant cette nou­velle impul­sion au Féminin.

              

Une réalisation à incarner

Par le désir de ma conscience de sor­tir du men­tal et grâce à l’intervention conju­guée de Madeleine et du neu­ro­chi­rur­gien qui a réa­li­sé l’embolisation de l’anévrisme [4], je me suis appro­chée au maxi­mum de la limite au-delà de laquelle je n’aurais pu rame­ner la réa­li­sa­tion pro­fonde de cette expé­rience dans mon incar­na­tion. Finalement, cette expé­rience m’a ame­née à éta­blir une nou­velle rela­tion avec moi-même. Sans quoi pour­suivre ma route sur cette Terre aurait été trop dif­fi­cile pour moi.

  • Fondamentalement, le Féminin et le Masculin dési­rent tra­vailler en bonne intel­li­gence à l’avancement de la conscience. En tant que prin­cipes incar­nés, ils doivent cepen­dant com­po­ser avec des vibra­tions plus ou moins hautes. Ils peuvent alors se perdre à faire pous­ser des « mau­vaises » graines, ou disons, à faire des expé­riences de souf­france et de sépa­ra­tion… qui font mal­gré tout avan­cer la conscience…
  • Mon expé­rience m’a mon­tré qu’à choi­sir des graines divines, on obtient des miracles. Dans son inté­rieur pro­fond, mon Féminin a reçu le sou­tien total du Masculin. Autrement dit, le désir pro­fond du Féminin (expé­ri­men­ter l’amour de soi et le par­ta­ger avec le Masculin) a trou­vé une réso­nance dans le désir pro­fond du Masculin (ser­vir le Féminin pour s’ouvrir à l’amour de soi). C’est comme si le Masculin avait dit au Féminin « Ok, je vais tout mettre en place « à l’extérieur » pour te per­mettre de faire l’expérience que tu désires faire plus que tout. Et je vais tout faire pour que l’es­prit que l’on habite puisse pour­suivre son incar­na­tion avec cette réalisation ».
  • Cet enga­ge­ment total et dés­in­té­res­sé du Masculin reste à ce jour une immense source d’inspiration pour mon Féminin.

Après avoir abor­dé le genre men­tal à tra­vers mon expé­rience, reve­nons à pré­sent aux ensei­gne­ments hermétiques.

              

Le genre mental

Femmes et hommes sont res­pec­ti­ve­ment les repré­sen­tants des prin­cipes Féminin et Masculin. Cependant, le prin­cipe Masculin est éga­le­ment pré­sent chez les femmes, tout comme le prin­cipe Féminin l’est chez les hommes [5]. Les her­mé­tistes nous rap­pellent par ailleurs que « le genre men­tal n’a pas de rap­port avec le genre phy­sique de quel­qu’un, ni n’im­plique que quel­qu’un d’un cer­tain genre sexuel soit néces­sai­re­ment du même genre men­tal ».

              

Le « Je » et le « Moi »


« A
ucune créa­tion phy­sique, men­tale ou spi­ri­tuelle n’est pos­sible sans [le prin­cipe de genre]. »


Le but du prin­cipe de genre est d’enfanter, sur n’importe quel plan de la vie phé­no­mé­nale. Sur le plan men­tal, les her­mé­tistes parlent d’un double aspect de l’esprit qui se trouve en tout indi­vi­du : le « Je », qui cor­res­pond au prin­cipe Masculin, et le « Moi » au prin­cipe Féminin.

principe-de-genre-et-creativiteComme nous l’avons vu, le « Je » a la facul­té de pro­je­ter un cou­rant d’éner­gie vibra­toire vers le « Moi » afin d’ini­tier une créa­tion men­tale par­ti­cu­lière. Ainsi le prin­cipe Féminin tend constam­ment à rece­voir les impres­sions que le prin­cipe Masculin tend constam­ment à lui envoyer. Le « Je » est aus­si capable de res­ter spec­ta­teur des créa­tions et des géné­ra­tions men­tales du « Moi », qui pos­sède une puis­sance d’énergie créa­tive énorme. Les her­mé­tistes nous disent que « le Moi appa­raît à la conscience comme doué du pou­voir latent de créer et d’en­gen­drer une pro­gé­ni­ture men­tale de n’im­porte quelle nature ».

C’est grâce à l’énergie qu’il reçoit du « Je » que le « Moi » est capable de réa­li­ser maté­riel­le­ment ses créa­tions men­tales. Mais si le « Moi » reçoit l’énergie du « Je » qui par­tage le même esprit que lui, il en reçoit éga­le­ment d’autres « Je » exté­rieurs à lui. C’est là qu’il est sûre­ment utile que la conscience et le dis­cer­ne­ment entrent en « Je » / jeu… !

             

Du bon usage du genre mental

Pour prendre un exemple mar­quant, vivre dans une socié­té patriar­cale n’implique pas que nous uti­li­sions le prin­cipe Masculin exa­gé­ré­ment, ni à bon escient. En fait, para­doxa­le­ment, la plu­part d’entre nous uti­li­sons davan­tage notre prin­cipe Féminin, et la plu­part du temps pour main­te­nir incons­ciem­ment une socié­té patriar­cale. Simplement parce que nous en avons inté­gré l’idée et que nous la fai­sons pros­pé­rer en accep­tant d’autres graines en rap­port avec le patriar­cat (qui peuvent donc être des graines pro ou anti patriarcat…).

En effet, à défaut de connaître l’existence du prin­cipe de genre et d’en faire bon usage, nous aurons ten­dance, sans même nous en aper­ce­voir, à faire nôtres les pen­sées et les idées envoyées vers notre « Moi » par le « Je » de l’es­prit d’autres indi­vi­dus… Ces idées ain­si logées dans notre esprit se déve­lop­pe­ront et fini­ront par être consi­dé­rées comme notre véri­table fil men­tal.

Utiliser cor­rec­te­ment les deux prin­cipes men­taux, c’est être capable de choi­sir l’idée sur laquelle nous vou­lons nous foca­li­ser, puis y accor­der une atten­tion sou­te­nue. Le prin­cipe Masculin sti­mu­le­ra alors le prin­cipe Féminin sur ce sujet, et le prin­cipe Féminin tra­vaille­ra à géné­rer une acti­vi­té men­tale conséquente.

                   

Les qualités du Féminin et du Masculin

Le « Je » agit dans le conscient, le visible, et le « Moi » dans l’inconscient, l’invisible.

L’énergie fémi­nine est celle de la créa­ti­vi­té, de l’ex­pres­sion artis­tique, de la flui­di­té ou encore de la géné­ro­si­té. C’est elle qui donne la vie. Elle est repré­sen­tée sous forme de spi­rales, qui partent du centre vers toutes les direc­tions. C’est une éner­gie qui tour­billonne et s’écoule.

L’énergie mas­cu­line est celle de la force, de l’é­qui­libre, de l’organisation et de la sta­bi­li­té. C’est la capa­ci­té à faire les choses, à pro­té­ger. C’est une éner­gie men­tale aus­si. Le Masculin rayonne ses éner­gies à par­tir du centre, en lignes droites et structurées.

Cependant, dire que le prin­cipe Masculin apporte l’é­qui­libre est aus­si vrai que de dire qu’il génère un dés­équi­libre [6]. Tout comme le Féminin, il alterne entre les deux posi­tions, sans quoi aucune pro­gres­sion ne serait pos­sible. Une chose peut être à la fois une et son contraire, tout dépend du moment et de l’endroit depuis les­quels on l’observe.

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Lignes droites pour le Masculin, courbes pour le Féminin : les deux prin­cipes expriment la même géo­mé­trie mais dif­fé­rem­ment.

 

 

Les courbes fémi­nines repré­sentent 12 spi­rales de Fibonacci. Elles partent toutes du même point cen­tral – il n’y a pas de rota­tion sans point de réfé­rence – et se rejoignent aux 12 points nodaux de l’étoile. Les 6 pre­miers points déli­mitent un hexa­gone cen­tral (ou cuboc­ta­èdre en 3D), les 6 sui­vants une étoile à 6 branches (ou étoile tétra­édrique en 3D).

Observons main­te­nant la dyna­mique qui sous-tend cette géométrie.

                

Dynamique géométrique du principe de genre

Il n’y a pas de polarité sans géométrie

En intro­duc­tion, je ques­tion­nais la néces­si­té du prin­cipe de genre étant don­né que le prin­cipe de pola­ri­té per­met déjà d’exprimer les éner­gies fémi­nine et mas­cu­line. Il se trouve que le prin­cipe de genre répond à une géo­mé­trie très spé­ci­fique.

 

cuboctaedre-vecteur-equilibre   etoile-tetraedrique

 

En se basant sur la théo­rie du champ uni­fié de Nassim Haramein, on peut assi­mi­ler le cuboc­ta­èdre (à gauche) au Féminin ; c’est l’énergie qui va vers l’intérieur, vers l’infini. L’étoile tétra­édrique (à droite) repré­sente alors le Masculin, l’énergie qui va vers l’extérieur, vers les limites [7].

Ces deux géo­mé­tries sont à la base de la géo­mé­trie du vide et expliquent com­ment les struc­tures qui com­posent l’univers peuvent gar­der leur cohé­rence (prin­cipe Féminin) tout en évo­luant (prin­cipe Masculin) [8]. Elles sont imbri­quées l’une dans l’autre à toutes les échelles, évo­luant en sui­vant un pro­ces­sus frac­tal. Ainsi, le cuboc­ta­èdre est-il à la fois le conte­nu et le conte­nant de l’é­toile tétra­édrique, elle-même étant à la fois le conte­nu et le conte­nant du cuboctaèdre.

 

geometrie-du-vide       poussiere-d-etoile

                

 Le principe de genre, un aboutissement énergétique

En tant que repré­sen­tantes du sep­tième et der­nier prin­cipe, les géo­mé­tries for­mant le prin­cipe de genre contiennent :

Le prin­cipe de genre est comme l’abou­tis­se­ment des prin­cipes pré­cé­dents, la forme mani­fes­tée qui englobe les six pre­miers prin­cipes. La dua­li­té a fina­le­ment abou­ti à la mani­fes­ta­tion géo­mé­trique des prin­cipes Féminin et Masculin.

Une dyna­mique éner­gé­tique s’est alors mise en place : celle du double tore. L’information y cir­cule en s’enroulant en sens oppo­sé à par­tir des pôles et en direc­tion du centre. Il s’agit d’une double rota­tion dans laquelle les deux tores tournent en sens inverse l’un de l’autre. De ce double mou­ve­ment, naissent les forces gra­vi­ta­tion­nelle et élec­tro­ma­gné­tique pré­sentes dans l’univers, qui cor­res­pondent res­pec­ti­ve­ment aux éner­gies fémi­nine et masculine.

 

double-tore-face          double-tore-top

                                                         

La représentation Yin / Yang du principe de genre

Les Chinois repré­sentent cette dyna­mique avec le sym­bole du Yin et du Yang, qui cor­res­pond au double tore vu du des­sus.

D’après Nassim Haramein, il y a une ana­lo­gie directe entre ce sym­bole et la dyna­mique de l’univers. Il existe en effet 64 com­bi­nai­sons pos­sibles du Yin et du Yang qui, selon lui, cor­res­pondent aux 64 tétra­èdres for­mant la struc­ture du vide, d’où tout émerge et où tout retourne. Notons que le Yin et le Yang peuvent cha­cun se divi­ser en sous-éléments Yin et Yang, à l’infini, illus­trant ain­si un pro­ces­sus frac­tal.

Yin et Yang sont à la base des noms com­muns qui dési­gnent des choses concrètes. Yin signi­fie « ubac », le ver­sant d’une mon­tagne expo­sé au nord, et Yang « adret », le ver­sant expo­sé au sud. Tels les deux ver­sants d’une mon­tagne ou les deux faces d’une pièce, l’un n’existe pas sans l’autre, ain­si que nous le rap­pelle le prin­cipe de pola­ri­té. Ainsi, les deux aspects d’une même situa­tion oscil­lent en per­ma­nence, dans un bat­te­ment continuel.

Le Yin et le Yang évo­luent dans un mou­ve­ment qui, entraî­né par l’a­van­ce­ment de la conscience, pro­duit inva­ria­ble­ment un pas­sage de l’un à l’autre. La dyna­mique Yin / Yang offre ain­si en conti­nu une expé­rience tou­jours plus abou­tie de chaque prin­cipe [9].

On peut rap­pro­cher la « pen­sée par deux » induite par le Yin et le Yang du double aspect de l’esprit des hermétistes.

                 

L’Etre et le Devenir

Du point de vue éner­gé­tique, le prin­cipe de genre est équi­li­bré en cha­cun de nous, car il est lié à la géo­mé­trie de la struc­ture du vide, qui est inal­té­rable. Cependant notre conscience et notre per­cep­tion peuvent nous ame­ner à pri­vi­lé­gier un genre plu­tôt qu’un autre, en fonc­tion de notre sexe ou de notre com­pré­hen­sion de l’un ou l’autre par exemple.

Du point de vue éner­gé­tique, le « Je », mas­cu­lin, est l’as­pect de l’Etre, et le « Moi », fémi­nin, est l’as­pect du Devenir. Les deux com­mu­niquent constam­ment, fai­sant oscil­ler l’univers et les struc­tures qui le com­posent ente l’ordre et le chaos, afin de les faire pro­gres­ser. On pour­rait dire aus­si que le « Je » se tient dans la conscience, et que le « Moi » n’a pas encore été por­té à la conscience mais en a le poten­tiel. La prise de conscience est le moteur du Devenir et des diverses mani­fes­ta­tions de l’énergie.

Nous ne retour­nons pas à la conscience ori­gi­nelle, nous sommes des êtres sou­ve­rains qui fai­sons évo­luer la conscience dans la matière.

                

J’espère avoir ici ren­du leurs lettres de noblesse aux prin­cipes Féminin et au Masculin. Et j’es­père avoir éclai­ré les prin­cipes her­mé­tiques sous un autre jour.

               

             

              

                

 

Points clés

 

  • La dyna­mique du prin­cipe de genre est pré­sente et active en cha­cun de nous, sur les plans phy­sique, men­tal et spirituel.

  • Toutes les idées logées dans notre esprit par le Masculin se déve­loppent grâce au Féminin, et finissent par être consi­dé­rées comme notre véri­table fil men­tal. Attention à ce que nous acceptons…

  • Du point de vue de la géo­mé­trie, les prin­cipes Masculin et Féminin expriment la même géo­mé­trie mais dif­fé­rem­ment, en lignes droites pour le Masculin, en courbes pour le Féminin. La dyna­mique éner­gé­tique reliée à la dyna­mique du prin­cipe de genre est celle du double tore.

  • Les dyna­miques mas­cu­lines et fémi­nines offrent res­pec­ti­ve­ment à l’être humain l’incroyable pos­si­bi­li­té de s’expérimenter à la fois de l’extérieur et de l’intérieur.

  

             

               

                   



Notes et références

 

[1] Sauf indi­ca­tion contraire, toutes les cita­tions pro­viennent du Kybalion.
[2] Voir l’article Pensée + émo­tion = men­tal à ce sujet.
[3] Voir éga­le­ment l’article L’expérience consciente à ce sujet.
[4] Pour un récit plus détaillé, lire la 3e par­tie de Mon his­toire.
[5] Biologiquement par­lant, hommes et femmes pos­sèdent les mêmes hor­mones mais dans des pro­por­tions dif­fé­rentes. Ils sont sem­blables et dis­sem­blables, pour reprendre les termes du prin­cipe de pola­ri­té.
[6] Les extrêmes veulent dire la même chose comme nous l’enseigne le prin­cipe de pola­ri­té.
[7] Voir éga­le­ment l’article Connexion sacrée sur le sujet.
[8] Voir l’article sur les struc­tures dis­si­pa­tives pour une des­crip­tion plus phy­sique du phé­no­mène.
[9] Voir éga­le­ment le 5e volet de l’article L’effet papillon au sujet de la dyna­mique Yin / Yang.

 




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