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Le principe de vibration

Principes hermétiques et géométrie 4/8

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« Rien ne repose ; tout remue ; tout vibre. » [1]

                      

Troisième prin­cipe énon­cé par Hermès, le prin­cipe de vibra­tion devrait vous être fami­lier si vous sui­vez cette série depuis le début ! En effet, nous l’avons vu dans l’article consa­cré au prin­cipe de men­ta­lisme, la vibra­tion occupe une place de choix dans l’enseignement her­mé­tique : elle est consi­dé­rée comme la qua­trième dimen­sion de l’univers.

Voilà une affir­ma­tion qui aurait fait bon­dir plus d’un phy­si­cien clas­sique ! Certains, comme Ernst Chladni, pré­cur­seur de la cyma­tique, ou même Poincaré, en intro­dui­sant la notion de réso­nance, avaient pour­tant bien sai­si l’importance de la vibra­tion [2]. Mais c’est le para­mètre temps qui s’est impo­sé dans les équa­tions. D’ailleurs, para­doxa­le­ment, on doit au même Poincaré la notion d’espace-temps, qua­trième dimen­sion tem­po­relle qu’Einstein confir­me­ra dans la théo­rie de la rela­ti­vi­té res­treinte en 1905.

Puis est venue la phy­sique quan­tique qui a en quelque sorte « redé­cou­vert » la vibra­tion. Plus contem­po­rains, des phy­si­ciens comme Joël Sternheimer et Nassim Haramein l’ont quant à eux remise sur le devant de la scène en basant leur théo­rie sur la réso­nance.

Mais qu’est-ce qu’une vibra­tion ? De quelle manière se propage-t-elle ? Comment les vibra­tions s’attirent-elles entre elles ? Je vous pro­pose dans cet article d’explorer la phy­sique du point de vue du prin­cipe de vibration.

                    

Principe de vibration et physique 

Qu’est-ce qu’une vibration ?

La vibra­tion que nous connais­sons peut-être le mieux, sans tou­te­fois for­cé­ment y prê­ter atten­tion, c’est le son. Techniquement, le son est une vibra­tion méca­nique d’un sup­port gazeux, liquide ou solide, qui se pro­page sous forme d’ondes grâce à la défor­ma­tion élas­tique de ce milieu. Nous res­sen­tons cette vibra­tion grâce au sens de l’ouïe.

L’expérience du silence pour­rait nous faire croire en l’absence de vibra­tion. Mais si nous avions une expé­rience directe du niveau quan­tique, nous consta­te­rions que ce monde est entiè­re­ment et constam­ment régi par la vibra­tion. C’est ce qu’a­vaient com­pris les her­mé­tistes et la rai­son pour laquelle ils en ont fait un prin­cipe clé. 

                       

Champ, fréquence et énergie

representation-atome-incorrecteprincipe-de-vibration-atomeTout ce que nous obser­vons à notre échelle, à com­men­cer par nous-mêmes, est fait d’atomes. Les atomes ne sont pas solides et il est incor­rect de les repré­sen­ter comme des petites billes. Il est en effet impos­sible de dire où com­mence et où finit un atome. Un atome est sim­ple­ment une petite oscil­la­tion dans une région d’espace spé­ci­fique, défi­nie par une lon­gueur d’onde.

Plus géné­ra­le­ment, on dit que toutes les par­ti­cules du monde quan­tique sont des champs.  Un champ est une rela­tion entre une por­tion d’espace déli­mi­tée et une gran­deur phy­sique mesu­rable, en l’occurrence une lon­gueur d’onde, et donc une fré­quence. Connaître ces infor­ma­tions per­met de défi­nir à la fois la taille et l’énergie des par­ti­cules qui com­posent le champ [3].  

Le champ quan­tique est comme une mer d’énergie vibra­toire qui rem­plit tout l’espace. Chaque point qui le com­pose per­met l’é­mer­gence ou l’an­ni­hi­la­tion de par­ti­cules. Il pos­sède une éner­gie infi­nie [4].

A notre échelle, à défaut de per­ce­voir cette vibra­tion, on peut expé­ri­men­ter que l’éner­gie d’un champ s’es­tompe dans l’es­pace. C’est pour­quoi, par exemple, on ne capte plus les émis­sions d’une radio en dehors de sa fré­quence pré­cise, carac­té­ri­sée par un champ électromagnétique.

Mais concrè­te­ment, c’est quoi une vibra­tion ? La cyma­tique peut nous aider à nous faire une idée plus précise.

                          

La cymatique

Les Védas, manus­crits les plus anciens du monde [5], rap­portent l’existence d’une vibra­tion ori­gi­nelle. Un son pri­mor­dial qui aurait la pro­prié­té de don­ner pro­gres­si­ve­ment forme à la matière jusqu’à ce que celle-ci se soli­di­fie avant de retour­ner dans ce son pri­mor­dial : OM [6]. Ce son sacré repré­sen­te­rait les ondes de plus hautes fré­quences, celles qui n’ont… jamais de repos !

Dans cer­taines condi­tions, lorsqu’elle est tra­ver­sée par une onde sonore, la matière s’organise en fonc­tion de la nature de la vibra­tion et du maté­riau uti­li­sé pour pro­duire spon­ta­né­ment des motifs géo­mé­triques. On a ain­si pu maté­ria­li­ser le son OM : un cercle autour d’un point cen­tral. L’étude de la forme visible des sons et des vibra­tions est l’objet de la cymatique.

                   

Découverte et théories

principe-de-vibration-chladniPère de l’acoustique moderne, le phy­si­cien alle­mand Ernst Chladni (1756 – 1827) est le pre­mier à mettre en évi­dence cette orga­ni­sa­tion par­ti­cu­lière de la matière. A l’aide d’un archet de vio­lon, il fait entrer en vibra­tion une plaque métal­lique sur laquelle est dis­po­sé du sable. Entretenant cette vibra­tion, il constate que le sable se déplace grâce à figures-de-Chladnila défor­ma­tion du sup­port pro­vo­quée par les ondes sonores. Précisément, le sable se déplace depuis les zones de forte vibra­tion vers les zones où la vibra­tion est moins forte voire nulle, jusqu’à for­mer une figure géo­mé­trique sta­tion­naire [7]. Les figures géo­mé­triques n’apparaissent tou­te­fois que lorsque les fré­quences émises par l’intermédiaire de l’archet sont en réso­nance [8] avec celles de la plaque.

Poursuivant les tra­vaux de Chladni avec de nou­velles tech­niques, le méde­cin suisse Hans Jenny (1904 – 1972) par­vient à recréer des formes natu­relles comme les spi­rales. Il varie et mul­ti­plie les para­mètres de réso­nance en uti­li­sant tour à tour du sable, de la limaille de fer, de l’eau, des sub­stances vis­queuses… Considéré comme le père de la cyma­tique, il cherche une théo­rie de l’orga­ni­sa­tion de l’univers par les vibra­tions.   

C’est éga­le­ment la quête d’Alexander Lauterwasser (né en 1951). Ce cher­cheur et pho­to­graphe alle­mand uti­lise l’eau comme prin­ci­pal vec­teur des ondes sonores [9]. Reprenant les tra­vaux de Chladni et de Jenny, il observe une res­sem­blance entre les figures cyma­tiques et cer­taines struc­tures natu­relles comme les fleurs, les fruits, les sque­lettes… Il déve­loppe alors l’idée d’une sono­gé­nèse de l’univers. Pour lui, l’ordre du monde serait de nature sonore : la vibra­tion du son sculp­te­rait et orga­ni­se­rait en conti­nu la matière…

                 

En images

Démonstration en images de la cyma­tique (Source : Wikipédia) :


Maintenant que nous avons une repré­sen­ta­tion plus pré­cise de la vibra­tion, toute la ques­tion est de savoir com­ment elle se transmet !

                    

Ether or not éther ?

J’ai déjà dis­cu­té cette ques­tion dans l’article L’unité, de l’éther à l’espace, je vais juste reprendre ici les élé­ments essen­tiels, afin de les mettre en pers­pec­tive avec le point de vue des her­mé­tistes. Selon eux, l’éther existe et sert de milieu de trans­mis­sion aux ondes telles que la cha­leur, la lumière, l’électricité, le magné­tisme… Plus pré­ci­sé­ment l’éther relie les formes d’énergie vibra­toire entre elles. C’est une sub­stance dont la vibra­tion est supé­rieure à celle de la matière.

Les phy­si­ciens clas­siques ont pen­dant long­temps cher­ché l’éther. D’une part pour expli­quer les forces qui s’exercent à dis­tance, comme la gra­vi­ta­tion, et d’autre part pour expli­quer le voyage des ondes lumi­neuses dans le vide. Ces phy­si­ciens pré­sup­po­saient le mou­ve­ment rec­ti­ligne uni­forme de la lumière, et ils avaient besoin d’un éther maté­riel pour ten­ter de rendre compte de ce mouvement.

Arrivent les phy­si­ciens quan­tiques, qui voient les choses autre­ment. Ils découvrent que le monde de l’infiniment petit four­mille de par­ti­cules éphé­mères. Le vide n’est pas vide, il pos­sède une éner­gie qui sub­siste lorsque toute autre forme d’énergie a été enle­vée. Cette forme d’énergie rap­pelle les pro­prié­tés de l’éther tel que le décrivent les her­mé­tistes. Mais elle n’est pas nom­mée comme telle, on parle de fluc­tua­tions du vide quan­tique.

principe-de-vibration-fleur-de-vieNassim Haramein montre que, loin d’être erra­tiques, ces fluc­tua­tions struc­turent l’espace-temps selon le motif de la fleur de vie [10], depuis le champ de Planck [11] jusqu’à l’échelle cosmologique.

Vous pou­vez visua­li­ser la dyna­mique de cette struc­ture sur l’ani­ma­tion qu’il a réa­li­sée.

En somme, ce phy­si­cien relie entre elles les dif­fé­rentes échelles de l’univers, met­tant en lumière un phé­no­mène de pro­pa­ga­tion d’échelle.

                   

Les ondes d’échelle

Les ondes, dans le sens clas­sique du terme, pro­pagent de proche en proche des vibra­tions, comme l’oscillation d’un milieu par exemple. Elles sont carac­té­ri­sées par une lon­gueur d’onde, une fré­quence et une période. Elles se déploient donc dans le temps et dans l’espace.

Les ondes d’échelle, quant à elles, relient les dif­fé­rents niveaux de struc­tu­ra­tion de la matière depuis les par­ti­cules fon­da­men­tales jusqu’aux orga­nismes et à leur envi­ron­ne­ment. Le concept d’ondes d’échelles remet le sujet au centre de la des­crip­tion des phé­no­mènes. L’univers n’est alors plus décrit comme un objet vu de l’extérieur, mais comme un tout dont nous fai­sons par­tie [12].

Le concept d’ondes d’échelle a été intro­duit par Joël Sternheimer (né en 1943), pro­fes­seur à l’Université euro­péenne de la recherche, doc­teur en phy­sique théo­rique et ancien élève du prix Nobel de phy­sique, Louis de Broglie (1892 – 1987). En 1992, il a dépo­sé le bre­vet du « pro­cé­dé de régu­la­tion épi­gé­né­tique de la bio­syn­thèse des pro­téines par réso­nance d’échelle ». Selon lui, la dimen­sion d’échelle est comme une dimen­sion auto­nome par rap­port à l’espace-temps.

Il sem­ble­rait donc y avoir d’un côté des ondes qui dépendent du temps et de l’autre des ondes qui n’en dépendent pas. Quel pourrait-être le sens de cette dis­tinc­tion pour les her­mé­tistes, qui ne pensent qu’en termes de vibra­tion ?

Avant de m’intéresser à pro­pre­ment par­ler aux tra­vaux de Joël Sternheimer, j’aimerais explo­rer cette ques­tion, en rela­tion directe avec celle du mou­ve­ment.

                      

La propagation des vibrations

Le mou­ve­ment – en termes de tra­jec­toire – occupe une place cen­trale dans les théo­ries de phy­sique clas­sique, en par­ti­cu­lier la théo­rie de la rela­ti­vi­té. En effet, pour Einstein (1879 – 1955), toute chose est mou­ve­ment dans un espace-temps en mou­ve­ment. Il est tou­te­fois inté­res­sant de noter que Poincaré (1854 – 1912) avait intro­duit la notion de réso­nance dans les sys­tèmes chao­tiques. Directement liée aux fré­quences, et donc aux vibra­tions, la réso­nance sup­plan­tait selon lui la notion de tra­jec­toire. Trajectoire que les phy­si­ciens quan­tiques ont par la suite éga­le­ment aban­don­née, en la rem­pla­çant par la des­crip­tion de l’onde asso­ciée aux par­ti­cules.

Pour les her­mé­tistes, la vibra­tion est le déno­mi­na­teur com­mun à tout ce qui se mani­feste dans la sphère tem­po­relle. Chaque com­po­sante de la créa­tion a sa propre signa­ture vibra­toire. Le mou­ve­ment résulte alors des dif­fé­ren­tiels de den­si­té vibra­toire entre ces composantes.

Nassim Haramein a un point de vue assez proche. Selon lui, le véri­table mou­ve­ment tra­verse en effet les échelles : toute infor­ma­tion émane du champ de Planck et y revient [13]. Ce fai­sant, l’information tra­verse dif­fé­rentes densi­tés vibra­toires. Le pas­sage d’une échelle à l’autre s’opère grâce à un pro­ces­sus frac­tal, un niveau conte­nant tou­jours l’in­for­ma­tion per­met­tant de géné­rer le suivant.

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S’il existe un point de conver­gence entre des struc­tures ryth­miques ins­crites dans le temps et des struc­tures géo­mé­triques ins­crites dans l’espace, c’est peut-être entre la théo­rie de Joël Sternheimer et celle de Nassim Haramein qu’il se situe… Poursuivons notre exploration.

                    

La musique des protéines

Une partition sur mesure


« Les acides ami­nés qui se mettent en har­mo­nie pour fabri­quer la pro­téine sont une suite d’ondes sem­blable à une suite de notes sur une par­ti­tion. » [14]


Joël Sternheimer remarque que, lors de la syn­thèse des pro­téines, les acides ami­nés des végé­taux émettent des séquences de vibra­tions quan­tiques. Celles-ci se pro­pagent dans l’espace-temps, mais éga­le­ment dans une dimen­sion d’échelle, for­mant ain­si une onde qui relie l’é­chelle de l’a­cide ami­né à l’é­chelle de la pro­téine en formation. 

Si elles sont inau­dibles par l’oreille humaine, les vibra­tions quan­tiques sont cepen­dant trans­po­sables dans la gamme musi­cale sonore. Joël Sternheimer, éga­le­ment musi­cien, est ain­si par­ve­nu à asso­cier une note à cha­cune des séquences pro­duites par les acides ami­nés, obte­nant une série de sons har­mo­ni­sés, une mélo­die spé­ci­fique à chaque pro­téine qu’il a bap­ti­sée « pro­téo­die ». La pro­téo­die est sim­ple­ment une réso­nance entre une mélo­die et une pro­téine qui a la même suite de fré­quences.

Les orga­nismes vivants sont capables de recon­naître les pro­téo­dies. Chez un être humain qui entend une pro­téo­die, deux cir­cuits entrent en réso­nance – celui du cer­veau et celui des cel­lules ciliées de l’o­reille – pour sti­mu­ler ou inhi­ber la syn­thèse de la pro­téine cor­res­pon­dante [15].

Chez les végé­taux, il existe autant de pro­téo­dies que de varié­tés de plantes. Chaque espèce requiert donc une par­ti­tion spé­ci­fique pour acti­ver son pro­ces­sus de crois­sance. Il est éga­le­ment pos­sible de sti­mu­ler une espèce et d’inhiber un para­site. Joël Sternheimer a ain­si trou­vé la pro­téine per­met­tant aux tomates de résis­ter à la séche­resse et aux attaques d’insectes. En fai­sant écou­ter la pro­téo­die cor­res­pon­dante à des plants de tomates en Afrique, il a obte­nu des pieds plus hauts, des fruits plus gros, et un ren­de­ment mul­ti­plié par vingt !

             

De la mise en musique des masses

Au moment où il fait ces décou­vertes, le phy­si­cien tra­vaille sur la masse des par­ti­cules, en s’appuyant sur les tra­vaux de Louis de Broglie. En 1923, celui-ci a éta­bli une équi­va­lence entre les deux for­mules rela­tives à l’énergie :

La for­mule d’Einstein (E = mc²) et la for­mule de Planck (E = hν).

Soit mc² = hν, ou encore m = νh/c²

(m est la masse, ν (nu) la fré­quence, h la constante de Planck, et c la célé­ri­té de la lumière)

Selon de Broglie, une masse doit donc pos­sé­der une cer­taine vibra­tion. Partant de là, Joël Sternheimer a l’idée de tra­duire en fré­quences musi­cales les masses des par­ti­cules. Il s’aperçoit alors que celles-ci sont répar­ties entre elles comme les notes de musique dans la gamme chro­ma­tique tem­pé­rée. Cette gamme divise l’oc­tave [16] en 12 par­ties égales. Qu’est-ce que cela signi­fie ? Que les ondes d’échelles mettent de la cohé­rence dans les masses !

La gamme tem­pé­rée a la pro­prié­té d’être trans­po­sable à toutes les échelles. C’est d’autant plus inté­res­sant qu’il existe des simi­li­tudes entre les for­mules de masse des par­ti­cules et les for­mules de masse des trous noirs. En effet, la masse d’une par­ti­cule est don­née via le rayon de cour­bure de sa tra­jec­toire, et la masse d’un trou noir est don­née via le rayon de Schwarzschild – rayon en des­sous duquel tous les pho­tons ont des tra­jec­toires ellip­tiques et ne peuvent s’é­chap­per du trou noir.

La for­mule de masse holo­gra­phique don­née par Nassim Haramein ne laisse plus aucun doute sur la ques­tion. Cette solu­tion entiè­re­ment géo­mé­trique est la preuve de l’invariance d’é­chelle : elle s’applique aus­si bien aux par­ti­cules qu’aux trous noirs puisque les par­ti­cules sont des trous noirs [17] !

proton-et-masse-holographique


Nous allons main­te­nant amor­cer une tran­si­tion entre le champ de la phy­sique et celui des états men­taux, avec tou­jours comme fil rouge le prin­cipe de vibration.

                 

Principe de vibration et états mentaux


« La force créa­tive s’enferme tou­jours dans ce qu’elle a créé. »


Les her­mé­tistes enseignent qu’un objet en rota­tion de plus en plus rapide tra­ver­se­ra toutes les formes d’énergie du conti­nuum vibra­toire pour réin­té­grer le Tout, à savoir : son, cha­leur, cou­leur, radia­tion invi­sible, élec­tri­ci­té, magné­tisme, atomes, éther, stades men­taux, Esprit, et enfin, réin­té­gra­tion du Tout.

Cela signi­fie que l’énergie ne fait que chan­ger de forme, de den­si­té vibra­toire. Entre la matière et l’Esprit, il existe en effet des mil­lions et des mil­lions de degrés dif­fé­rents de vibra­tions. Précisément, les diverses mani­fes­ta­tions de la Matière, de l’Energie, de l’Ame, et même de l’Esprit, sont la consé­quence d’une pro­por­tion inégale de vibra­tions.

Les formes d’énergie supé­rieures sont confi­nées dans les dif­fé­rentes com­bi­nai­sons de la matière. Ainsi, on com­prend com­ment la pen­sée – le prin­cipe de men­ta­lisme – vit à l’intérieur de toute mani­fes­ta­tion. Et com­ment, lorsqu’elle atteint une vibra­tion si haute qu’elle est au-delà de la dua­li­té, la pen­sée est suspendue.

                   

Le point d’immobilité

Le point d’immobilité est à l’image de la maté­ria­li­sa­tion du son OM : un point cen­tral au milieu d’un cercle. Le point repré­sente la conscience. Le cercle contient l’éner­gie qui se déploie à par­tir de ce point. Tout est éner­gie qui vibre à une fré­quence dif­fé­rente, à une vitesse dif­fé­rente, dans une direc­tion dif­fé­rente, de manière différente.

La conscience est-elle pour autant sta­tique ? Heureusement que non ! Le point paraît juste immo­bile parce qu’il est en état de réso­nance har­mo­nique, il est dans un échange ryth­mique et équi­li­bré d’éner­gie, vibrant à très haute inten­si­té et rapidité.

mouvement-et-immobiliteLa théo­rie de Nassim Haramein a cela de remar­quable qu’elle rend compte de ce point d’« immo­bi­li­té ». Pourquoi ce phy­si­cien y accorde-t-il tant d’importance ? Premièrement parce qu’il a trou­vé le moyen d’y accé­der dans son expé­rience inté­rieure per­son­nelle. Et deuxiè­me­ment parce que ce point est selon lui néces­saire à la dyna­mique de l’univers – sans laquelle il ne sau­rait y avoir d’expérience per­son­nelle ! Le point d’immobilité est en effet la condi­tion de pos­si­bi­li­té de tout mou­ve­ment : c’est la sin­gu­la­ri­té [18] cen­trale qui per­met aux objets de tour­ner, de l’infiniment petit à l’infiniment grand.

Tout se rejoint au point d’immobilité. C’est l’espace du sans forme et du sans iden­ti­té. Le point qui contient tout sans aucun mou­ve­ment au sens tem­po­rel. L’espace dans lequel on ne peut rien per­ce­voir, ou plu­tôt tout per­ce­voir sans dis­tinc­tion pos­sible, sans dif­fé­ren­tiel, sans dis­cri­mi­na­tion. L’immobilité est la conscience sans mou­ve­ment, une conscience qui a conscience d’elle-même sans pou­voir se « dis­so­cier d’elle-même » et expé­ri­men­ter ses aspects dans l’énergie.

Mais reve­nons à la pen­sée et aux états mentaux.

                  

Principe de vibration, induction et transmutation mentale

Une par­tie des vibra­tions qui accom­pagnent les états men­taux (pen­sées, émo­tions, désir…) peut influen­cer d’autres indi­vi­dus par induc­tion. L’induction men­tale est un phé­no­mène natu­rel, basé sur le champ élec­tro­ma­gné­tique géné­ré par le men­tal. Grâce à l’induction, les Maîtres peuvent ain­si trans­mettre, par­fois par leur simple pré­sence, une par­tie de leur force et de leur savoir à leurs dis­ciples [19]. Mais l’induction peut éga­le­ment être uti­li­sée néga­ti­ve­ment, dans des cas d’hypnose col­lec­tive par exemple.

A moins d’avoir atteint l’état d’éveil, nous sommes tous poten­tiel­le­ment influen­çable par induc­tion. Et a for­tio­ri si nous igno­rons l’existence de ce phé­no­mène ! Sinon, le meilleur moyen de se pro­té­ger des influences néga­tives est de créer et d’entretenir les plus hautes vibra­tions pos­sibles. En effet, une vibra­tion supé­rieure l’emporte tou­jours sur une vibra­tion inférieure.

C’est la trans­mu­ta­tion men­tale qui nous per­met de faire cela. Elle est décrite par les her­mé­tistes comme étant l’appli­ca­tion pra­tique du prin­cipe de vibra­tion. Selon eux, en tant qu’être humain, nous pou­vons non seule­ment pro­duire des vibra­tions à volon­té sur le plan men­tal, mais éga­le­ment pola­ri­ser notre esprit et lui faire atteindre le degré de vibra­tion dési­ré [20].

                     

La loi d’attraction 

Avez-vous déjà fait l’ex­pé­rience de vous remé­mo­rer un évé­ne­ment avec une per­sonne qui l’a vécu avec vous, et consta­té que vous en avez un sou­ve­nir très très dif­fé­rent ? C’est dû à la com­po­sante émo­tion­nelle avec laquelle sont mis en mémoire nos sou­ve­nirs. Cette com­po­sante dépend de :

- la réso­nance émo­tion­nelle qu’a eu sur nous l’é­vé­ne­ment en question

- notre matu­ri­té émo­tion­nelle du moment, apte à gérer ou pas cette réso­nance [21]

La vibra­tion offre, par le biais de la réso­nance, un sup­port à la mani­fes­ta­tion, à nos créa­tions. Lorsque l’on émet une vibra­tion, on émet la com­bi­nai­son de deux choses : ce à quoi on pense le plus sou­vent et l’émotion que l’on y asso­cie. Nos pen­sées et nos émo­tions les plus intenses et les plus fré­quentes modèlent notre état vibra­toire. Une vibra­tion attire une vibra­tion simi­laire. C’est pour­quoi une émo­tion fait appel à des évé­ne­ments pas­sés aux­quels on a asso­cié, même incons­ciem­ment, la même émotion.

correspondanceNotre état vibra­toire est l’information que nous envoyons à l’univers.  Celui-ci, sou­mis au prin­cipe de cor­res­pon­dance, nous ren­voie des cir­cons­tances, des per­sonnes et des évé­ne­ments en réso­nance avec cette vibra­tion. Ainsi, ce qui se mani­fes­te­ra dans notre expé­rience reflè­te­ra ce qui se passe le plus sou­vent à l’in­té­rieur de nous. Nous sommes constam­ment émetteur/récepteur parce que nous bai­gnons dans le conti­nuum vibra­toire de l’univers.

On peut bien sûr déci­der de créer consciem­ment un état men­tal grâce à la trans­mu­ta­tion men­tale. Cependant pour atti­rer la vibra­tion cor­res­pon­dante, il faut aus­si être capable de main­te­nir cet état en durée et en inten­si­té, à l’image de la vibra­tion que l’on doit entre­te­nir pour créer une figure sta­tion­naire de Chladni… !

                  

                      

               


Points clés

  • Le conti­nuum vibra­toire de l’univers se déploie à par­tir de la vibra­tion sonore.

  • Les vibra­tions struc­turent l’u­ni­vers par pro­pa­ga­tion d’é­chelle de l’in­fi­ni­ment petit à l’in­fi­ni­ment grand. Elles suivent une pro­gres­sion frac­tale, tra­ver­sant dif­fé­rentes den­si­tés vibratoires.

  • La vibra­tion est le déno­mi­na­teur com­mun à tout ce qui se mani­feste dans la sphère temporelle.

  • La trans­mu­ta­tion men­tale est l’ap­pli­ca­tion pra­tique du prin­cipe de vibration.

  

 

                

                   

                    



Notes et références


Principe de vibration et physique

[1] Sauf indi­ca­tion contraire, toutes les cita­tions pro­viennent du Kybalion.
[2] Ainsi que l’inventeur Nikola Tesla (1856 – 1943), qui a décla­ré : « Si vous vou­lez trou­ver les secrets de l’u­ni­vers, pen­sez en termes d’éner­gie, de fré­quence, d’in­for­ma­tion et de vibra­tion. »
[3] C’est la for­mule de Planck, à la base de la phy­sique quan­tique, qui éta­blit une rela­tion entre la fré­quence et l’énergie : E = h ν (E est l’éner­gie, h la constante de Planck et ν (nu) la fré­quence).
[4] Voir aus­si la sec­tion consa­crée à la théo­rie quan­tique des champs.
[5] Les Védas maté­ria­lisent un ensei­gne­ment oral alors don­né depuis des mil­lé­naires.
[6] Si vous sou­hai­tez en savoir plus, je vous invite à consul­ter cet article sur le son pri­mor­dial.
[7] Une onde sta­tion­naire résulte de la super­po­si­tion de deux ondes de sens oppo­sé, de même fré­quence mais pas for­cé­ment de même ampli­tude. On observe alors une vibra­tion qui reste sur place, d’in­ten­si­té dif­fé­rente en chaque point obser­vé.
[8] Une sti­mu­la­tion et un objet entrent en réso­nance lorsqu’il y a accord entre leurs fré­quences.
[9] Voir son livre Images sonores d’eau, la musique créa­trice de l’univers, Médicis Editions, 2019
[10] Pour en savoir plus, vous pou­vez consul­ter l’article consa­cré à l’espace-temps.
[11] Le champ de Planck est la plus petite oscil­la­tion qui déter­mine notre rela­tion à l’univers.

Les ondes d’échelle

[12] Voir, en réso­nance avec cette pro­blé­ma­tique, l’article Objectivité et sub­jec­ti­vi­té : la per­cep­tion uni­fiée.
[13] Voir éga­le­ment l’article Mouvement et per­cep­tion.
[14] STERNHEIMER Joël, cité par DOMINGUEZ Pauline A., Le savant qui fait chan­ter les par­ti­cules, Usbek & Rica, 17 août 2016
[15] Pour en savoir plus, lire son expo­sé à l’Académie des sciences de Tokyo.
[16] En musique, l’oc­tave est l’in­ter­valle qui sépare deux notes de même nom. Il s’agit d’un rap­port entre une fré­quence et le double de cette fré­quence.
[17] Pour en savoir plus, voir l’article sur le pro­ton de Schwarzschild.


Principe de vibration et états mentaux

[18] En phy­sique, une sin­gu­la­ri­té est une zone de l’espace-temps où la den­si­té de matière, la tem­pé­ra­ture, l’éner­gie… deviennent infi­nies.
[19] C’est pro­ba­ble­ment ce qui s’est pas­sé entre Madeleine et moi lors de ma rup­ture d’anévrysme.
[20] Voir éga­le­ment cette sec­tion sur la trans­mu­ta­tion men­tale.
[21] Moralité : pro­ba­ble­ment qu’au­cune des deux per­sonnes n’a le bon sou­ve­nir, parce que dans tous les cas cette com­po­sante limite la com­pré­hen­sion de ce qui s’est réel­le­ment passé.

 




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