1 Partages

Mise à jour : 2 février 2020

Qu’est-ce que l’espace-temps ?

espace-temps-fleur-de-vie

Le visuel d’illustration de cet article vous donne un petit indice… Vous l’avez ? Oui, le motif de la fleur de vie ! Mais com­ment Nassim Haramein  arrive-t-il à éta­blir un lien entre cet ancien sym­bole et l’espace-temps ? C’est ce que je vous pro­pose de décou­vrir  dans cet article.

Commençons tout d’abord par un  peu d’histoire…

                 

L’espace-temps, d’Albert Einstein à Nassim Haramein

De la 2D à la 3D

En 1916, Albert Einstein publie la théo­rie de la rela­ti­vi­té géné­rale. L’espace-temps y est décrit comme une sur­face flexible, que l’on peut se repré­sen­ter comme la sur­face d’un tram­po­line. Selon Einstein, la force exer­cée par la gra­vi­té sur un objet céleste a pour effet de faire cour­ber cette sur­face.

Pour Nassim Haramein, si l’analogie du tram­po­line per­met de décrire l’ef­fet de la gra­vi­té sur la sur­face de l’espace-temps, elle offre une com­pa­rai­son avec une sur­face en deux dimen­sions seule­ment. Afin que cette ana­lo­gie soit valable dans notre réa­li­té tri­di­men­sion­nelle, un élé­ment essen­tiel doit être pris en compte : la rota­tion. Or cet  élé­ment a jusqu’à pré­sent été arti­fi­ciel­le­ment neu­tra­li­sé par les phy­si­ciens afin de sim­pli­fier les équa­tions.

                     

Un double vortex s’il-vous-plaît !

double-rotation-trou-noirNassim Haramein a quant à lui pris le par­ti de rendre compte de la réa­li­té des obser­va­tions. Il a donc ajou­té les forces de tor­sion [1] et les effets Coriolis [2] aux équa­tions d’Einstein afin de tenir compte de la rota­tion inhé­rente à l’univers. Dès lors, il  décrit un espace-temps qui ne fait pas sim­ple­ment que cour­ber : il « tombe » vers son centre, la sin­gu­la­ri­té, en tour­nant sur luimême comme un vor­tex. Comme deux vor­tex, en fait, car il s’enroule vers la sin­gu­la­ri­té à par­tir de deux direc­tions pola­ri­sées oppo­sées.

Plus l’espace-temps s’ap­proche de la sin­gu­la­ri­té, plus sa vitesse approche celle de la lumière. Cela génère d’énormes forces cen­tri­fuges qui pro­voquent un mou­ve­ment d’expansion. Lequel se trouve tôt ou tard frei­né par la force de gra­vi­té, qui le cana­lise alors à tra­vers les pôles des vor­tex pour le rame­ner vers la sin­gu­la­ri­té.

dynamique-du-double-tore
Les vor­tex qui défi­nissent l’espace-temps sont des struc­tures toroï­dales. Plus pré­ci­sé­ment, la topo­lo­gie uni­ver­selle de l’espace-temps est consti­tuée de doubles tores en rota­tion. Les deux tores de chaque vor­tex tournent en sens inverse l’un de l’autre. Ils se dilatent et se contractent conti­nuel­le­ment.


Cette modi­fi­ca­tion de la struc­ture de l’espace-temps  pro­po­sée par Nassim Haramein est direc­te­ment liée à  sa concep­tion de la struc­ture des trous noirs, qu’il décrit comme des doubles tores (voir l’article L’univers frac­tal et holo­gra­phique).

                             

Une mer de trous noirs et de trous de ver

Les trous noirs tapissent l’espace-temps de minus­cules points, de sorte que celui-ci res­semble à une mer d’énergie dyna­mique. Comme une mer d’information pixel­li­sée par de minus­cules trous noirs intri­qués, qui com­mu­niquent entre eux grâce à des trous de ver (voir l’article Indéterminisme et intri­ca­tion pour plus de détails). De l’intrication des trous noirs découle le fait que l’information dont ils sont por­teurs ne voyage pas. Dès qu’une infor­ma­tion change – ce qui se pro­duit  en per­ma­nence – elle appa­raît ins­tan­ta­né­ment dans tout l’Univers, celui-ci étant holo­gra­phique. Cette « com­mu­ni­ca­tion » a donc lieu Indépendamment de la vitesse de la lumière.

champ-de-planckLa mer d’énergie spatio-temporelle existe au niveau le plus fin qui soit signi­fi­ca­tif pour défi­nir notre rela­tion à l’univers : le champ de Planck. Autrement dit, l’espace-temps est quan­ti­fié en minus­cules vibra­tions au niveau quan­tique. Nassim Haramein les appelle les Unités Sphériques de Planck (UPS) [3].

Ces sphères tournent depuis le niveau quan­tique, entraî­nant la rota­tion de tous les objets dans l’univers. Ainsi, la matière tourne car l’espace-temps qui défi­nit la matière tourne à sa plus petite échelle, l’échelle de Planck [4].

                  

Espace‐temps = espace‐mémoire

Tout existe déjà dans cette matrice quan­tique, en tant qu’énergie. Mais à notre échelle, nous ne per­ce­vons ni la gra­nu­la­ri­té ni l’énergie du champ de Planck. L’espace-temps nous semble lisse, la matière semble occu­per l’espace.

herbes-et-particulesCe n’est qu’une appa­rence. En fait la matière n’est pas dans l’espace, c’est une exten­sion de l’espace, une exten­sion du champ d’énergie de Planck. Elle est en per­ma­nence mani­fes­tée à par­tir de l’énergie du vide, retourne dans le vide, se mani­feste à nou­veau, etc. grâce à la dyna­mique toroï­dale fon­da­men­tale de l’espace-temps. De ce point de vue, il n’y a pas eu un Big Bang ori­gi­nel qui aurait créé la matière une fois pour toute, mais il y a une créa­tion per­pé­tuelle de matière.

Chaque fois qu’elle se mani­feste, la matière le fait cepen­dant avec de légères dif­fé­rences. Parce que l’information dont elle est por­teuse a été influen­cée par tout ce qui s’est créé entre-temps. Autrement dit, la créa­tion de la matière suit un pro­ces­sus de retroali­men­ta­tion.

Au fur et à mesure que la matière est mani­fes­tée, l’information dont elle est consti­tuée s’encode sur la struc­ture de l’espace. On pour­rait dire aus­si que l’information s’encode pro­gres­si­ve­ment, à mesure que l’expérience se mani­feste, à tous les niveaux dans l’Univers. Chaque infor­ma­tion enco­dée cor­res­pond à des coor­don­nées spatio-temporelles pré­cises. Nous inter­pré­tons la conti­nui­té de cet enco­dage comme la pro­gres­sion linéaire du temps qui passe.

Nassim Haramein parle de mémoire de l’univers, enco­dée sur la struc­ture de l’espace. Il uti­lise donc la notion de champ spatio-mémoriel plu­tôt que de champ spatio-temporel afin d’illustrer le fait que l’univers est en per­pé­tuel appren­tis­sage sur luimême, à tous les niveaux.

Comment une telle pos­si­bi­li­té s’explique-t-elle du point de vue de la phy­sique ?

                   

Espace‐mémoire = fleur de vie

Les petites oscil­la­tions pré­sentes au niveau du champ de Planck sont assem­blées de telle sorte qu’elles repré­sentent, en deux dimen­sions, le motif de la fleur de vie.

Plus exac­te­ment, il s’agit d’une cor­res­pon­dance entre la géo­mé­trie du vide en trois dimen­sions et son expres­sion en deux dimen­sions [5].

geometrie-du-videspheres-celestesfleur-de-vie


Mais cela va beau­coup plus loin qu’une simple repré­sen­ta­tion en deux dimen­sions. La fleur de vie illustre en fait un prin­cipe phy­sique connu sous le nom de prin­cipe holo­gra­phique. Celui-ci nous enseigne que chaque sur­face conserve la mémoire de toutes les infor­ma­tions conte­nues dans son volume [6].

Pour être pré­cis : le nombre maxi­mum d’informations que peut conte­nir un volume d’espace s’encode au maxi­mum sur un quart de la sur­face qui contient ce volume.

Il se trouve que  le quart de la sur­face d’une sphère équi­vaut exac­te­ment à la sur­face plate de sa demi-sphère (sa sur­face équa­to­riale). Ainsi, la fleur de vie n’est consti­tuée que des sur­faces équa­to­riales des sphères de Planck qui forment la géo­mé­trie du vide. Ce qui signi­fie que la fleur de vie repré­sente la sur­face néces­saire et suf­fi­sante à l’univers pour enco­der toutes les infor­ma­tions qui se mani­festent en son sein. La fleur de vie est la trame invi­sible sur laquelle l’univers encode ces infor­ma­tions pour les gar­der en mémoire.

Chaque infor­ma­tion est sto­ckée à des coor­don­nées spatio-temporelles pré­cises et spé­ci­fiques, qui en consti­tuent la porte d’accès. Comme une matrice de « l’espace-mémoire » sous-jacente à la matière. La matière est créée en conti­nue grâce à elle, à des niveaux de plus en plus com­plexes.

                     


Points clés

  • L’espace-temps est une mer d’information pixel­li­sée par de minus­cules trous noirs intri­qués, qui com­mu­niquent entre eux grâce à des trous de ver.

  • L’information s’encode sur la struc­ture de l’espace, elle est mise en mémoire au fur et à mesure qu’elle se mani­feste. Elle est com­mu­ni­quée ins­tan­ta­né­ment par­tout dans l’univers.

  • Le motif de la fleur de vie tapisse la struc­ture de l’espace. Elle est la trame invi­sible sur laquelle l’univers encode les infor­ma­tions et les garde en mémoire.

              

                

                  


Notes et références


[1] WIKIPEDIA. Moment d’une force (méca­nique)
[2] WIKIPEDIA. Force de Coriolis
[3] Ces uni­tés sont, comme on vient de le voir, com­po­sées de deux tores que l’on peut assi­mi­ler dans leur ensemble à une forme sphé­rique.
[4] Non seule­ment la pixel­li­sa­tion de l’espace-temps explique la rota­tion mais elle per­met éga­le­ment de décrire la gra­vi­té quan­tique.
[5] Pour com­prendre com­ment la géo­mé­trie du vide a été trou­vée par Nassim Haramein, vous pou­vez consul­ter l’article sur l’univers frac­tal et holo­gra­phique.
[6] Voir à ce sujet l’ar­ticle sur L’univers holo­gra­phique.

                      




 

Laisser un commentaire

Votre adresse de mes­sa­ge­rie ne sera pas publiée. Les champs obli­ga­toires sont indi­qués avec *

Newsletter

Suivez-moi

©2018–2020 Ma vie quan­tique Tous droits réser­vés
1 Partages
Tweetez
Partagez
Partagez1