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Mise à jour : 30 jan­vier 2020

L’univers fractal et holographique

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Note : Cet article expose dans les grandes lignes la théo­rie de l’Univers connec­té de Nassim Haramein. La lec­ture peut être un peu ardue pour cer­tains. Pensez à explo­rer l’information via les notes et les liens connexes, cela devrait faci­li­ter votre com­pré­hen­sion. Vous pou­vez éga­le­ment com­men­cer par lire l’ar­ticle Connexion sacrée, plus abor­dable, qui reste cepen­dant une inter­pré­ta­tion per­son­nelle de cette théo­rie.

               

Partir sur de bonnes bases

Certains phy­si­ciens tentent depuis plu­sieurs décen­nies de construire un pont entre la phy­sique rela­ti­viste et la phy­sique quan­tique, au moyen de la théo­rie des cordes. Il s’agit d’une théo­rie encore spé­cu­la­tive qui cherche à four­nir une des­crip­tion de la gra­vi­té quan­tique. Appelée aus­si « théo­rie du tout », elle tente d’unifier les quatre inter­ac­tions élé­men­taires, dont la gra­vi­té fait par­tie. Elle consi­dère les briques fon­da­men­tales de l’u­ni­vers non pas comme « des par­ti­cules ponc­tuelles mais comme des sortes de cor­de­lettes vibrantes pos­sé­dant une ten­sion, à la manière d’un élas­tique » [1].

proton-de-schwarzschildNassim Haramein emprunte une autre voie. Il n’essaie pas de construire un pont qui, à défaut selon lui d’une com­pré­hen­sion cor­recte de la dyna­mique fon­da­men­tale de l’univers, ne par­vien­dra pro­ba­ble­ment jamais à être construit. Plutôt, il déve­loppe un modèle qui s’applique à toutes les échelles, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, parce qu’il est pré­ci­sé­ment basé sur cette dyna­mique fon­da­men­tale. Ce fai­sant, il arrive aisé­ment à four­nir une des­crip­tion de la gra­vi­té quan­tique (voir l’article Gravité quan­tique et pro­ton de Schwarzschild).

               

L’univers est un trou noir

Une loi d’échelle éloquente

Afin de construire son modèle, il a, plus concrè­te­ment, col­lec­té des don­nées sur des objets quan­tiques et cos­mo­lo­giques (pro­ton, étoile, pla­nète…). Il a ensuite pla­cé ces objets sur un gra­phique en fonc­tion de leur fré­quence et de leur rayon, pour consta­ter que, des sphères de Planck [2] dans l’infiniment petit à l’univers lui-même, tous s’alignaient sur une même droite.

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Ils ont en effet un point com­mun qui peut paraître sur­pre­nant : ils pos­sèdent la masse et le rayon requis pour être consi­dé­rés comme des trous noirs. On dit qu’ils obéissent à la condi­tion de Schwarzschild [3]. Cet ali­gne­ment remar­quable se révèle être en faveur d’un uni­vers qui loin d’être aléa­toire et chao­tique, serait au contraire dyna­mique et orga­ni­sé, selon, en l’oc­cur­rence, une loi frac­tale.

D’après Nassim Haramein, nous vivons donc dans un trou noir. Sacrée nou­velle. Surtout d’après la repré­sen­ta­tion que l’on en a com­mu­né­ment : un monstre qui aspire tout. On oublie sou­vent que les trous noirs n’ont qu’un rayon d’action limi­té… sans quoi nous ne serions pas là !

            

Paradoxe de l’information ?

Selon le phy­si­cien Stephen Hawking, il sort tout de même de ces objets cos­miques un rayon­ne­ment faible qui, après plu­sieurs mil­liards d’année, finit par avoir rai­son des trous noirs, qui alors s’évaporent. Cela pose un épi­neux pro­blème : si les infor­ma­tions ava­lées sous forme de masse-énergie dis­pa­raissent à jamais, que devient le prin­cipe de conser­va­tion de l’énergie ? C’est le « para­doxe de l’information » mis en évi­dence par Hawking en 1976.

Nassim Haramein par­vient à éta­blir qu’il n’y a aucun para­doxe. Mais pour com­prendre sa démarche, nous devons chan­ger la façon dont nous envi­sa­geons les trous noirs.

            

Vers une autre vision des trous noirs

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Le terme « trou noir » ne per­met pas de se repré­sen­ter cor­rec­te­ment cet objet car « [la masse du trou noir] per­met de défi­nir une sphère appe­lée hori­zon du trou noir, cen­trée sur la sin­gu­la­ri­té (…). Cette sphère repré­sente en quelque sorte l’extension spa­tiale du trou noir. C’est ain­si que le terme « trou » est inap­pro­prié : il serait plus cor­rect de par­ler de « boule noire » pour concep­tua­li­ser concrè­te­ment sa forme phy­sique réelle tri­di­men­sion­nelle dans l’espace » [4].

En fait, Nassim Haramein montre qu’un trou noir n’est même pas une sphère mais un double tore. L’information ne cir­cule pas en ligne droite vers le centre du trou noir, mais s’enroule à par­tir de ses deux pôles en direc­tion du centre dans deux direc­tions pola­ri­sés oppo­sées.

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Les forces de rota­tion engen­drées génèrent une force cen­tri­fuge dont la puis­sance s’intensifie à mesure que l’information se rap­proche de la sin­gu­la­ri­té. Et ce, jusqu’à ce qu’une redis­tri­bu­tion des infor­ma­tions ait lieu, sur la sur­face du trou noir. Ainsi toute l’information pré­sente à l’intérieur du trou noir est conser­vée, comme le pré­voit la théo­rie quan­tique. L’information est conser­vée holo­gra­phi­que­ment sur l’ho­ri­zon des évé­ne­ments [5]. Autrement dit, le para­doxe de l’information n’a pas lieu d’être puis­qu’au­cune infor­ma­tion n’est jamais per­due.

                

Deux forces, deux mouvements

Dans ce modèle, le trou noir évo­lue dans un double mou­ve­ment : il est simul­ta­né­ment en contrac­tion et en expan­sion. La limite entre ces deux mou­ve­ments repré­sente l’équateur du trou noir. On peut éga­le­ment voir ce double mou­ve­ment comme une double rota­tion, où les deux tores qui com­posent le trou noir tournent en sens inverse l’un de l’autre. Ce mou­ve­ment donne nais­sance aux forces gra­vi­ta­tion­nelle et élec­tro­ma­gné­tique.

Ainsi, lorsqu’une nou­velle infor­ma­tion atteint le point de sin­gu­la­ri­té sous l’ef­fet de la gra­vi­té, elle se trouve mise en com­mun avec les infor­ma­tions pré­sentes dans le vide quan­tique. Elle res­sort ensuite modi­fiée du trou noir à par­tir de ce point de sin­gu­la­ri­té, sous l’ef­fet de la force élec­tro­ma­gné­tique. L’information est trans­mise aux autres trous noirs qui peuplent l’univers par l’intermédiaire des trous de ver qui relient tous les trous noirs entre eux (voir l’article Qu’est-ce que l’espace-temps ?). Telle est la com­mu­ni­ca­tion quan­tique à l’œuvre par­tout dans l’univers [6].

                 

Comment notre univers est-il organisé ?

Les trous noirs, architectes de l’univers

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Les trous noirs sont dis­tri­bués de l’é­chelle quan­tique à l’é­chelle cos­mo­lo­gique selon une loi frac­tale et un modèle holo­gra­phique. Nassim Haramein parle d’u­ni­vers holo­frac­to­gra­phique. C’est ain­si que notre uni­vers inclus des trous noirs plus petits, tout en étant lui-même inclus dans un trou noir plus grand. Il est struc­tu­ré en couches de créa­tion qui com­mu­niquent de manière quan­tique. Ses pro­prié­tés holo­gra­phiques impliquent qu’il y a autant d’informations dans tout l’univers que dans chaque point qui le com­pose.

Cette vision des trous noirs remet éga­le­ment en ques­tion l’interprétation de cer­taines obser­va­tions. En effet, elle implique que ceux-ci pré­existent à la for­ma­tion des étoiles et des pla­nètes. Ainsi, lorsque l’on voit appa­raître un trou noir dans l’Univers, ce n’est pas parce qu’une étoile s’est effon­drée sur elle-même, mais parce que le trou noir – en expul­sant la matière consti­tu­tive qui l’entourait et for­mait l’étoile – est deve­nu visible.

           

Vide et matière, une grande histoire d’amour

Une décou­verte publiée le 25 février 2015 dans la revue Nature [7] semble cor­ro­bo­rer cette approche. Elle indique que le trou noir le plus mas­sif connu à ce jour – 12 mil­liards de fois la masse de notre soleil – a été repé­ré à 12,8 mil­liards d’années-lumière de la Terre. Autrement dit, il s’est for­mé il y a 12,8 mil­liards d’années. Ce qui étonne beau­coup les astro­phy­si­ciens, car com­ment un trou noir aus­si mas­sif a‑t-il pu se for­mer 900 mil­lions d’année seule­ment après la nais­sance de l’univers, juste après – à l’échelle galac­tique ! – l’apparition des pre­mières étoiles et des pre­mières galaxies ? Pour Nassim Haramein, la réponse est simple : il ne s’est pas for­mé « après », il pré­exis­tait à cette étoile.

Dans l’univers holo­frac­to­gra­phique, tous les trous noirs sont reliés par le seul élé­ment pré­sent à toutes les échelles : l’espace. Celui-ci est tou­jours pré­sent dans les mêmes pro­por­tions – 0,00001…% de matière pour 99,99999…% de vide – ce qui devrait nous inci­ter à pen­ser, à l’instar du phy­si­cien, que ce ne sont « peut-être pas les objets qui défi­nissent l’espace, mais l’espace qui défi­nit les objets » [8], tout comme les sin­gu­la­ri­tés défi­nissent les étoiles.

                 

Qu’est-ce que le vide ?


« Le vec­teur d’équilibre est le point zéro du « être » et du « non-être ». C’est le théâtre vide, le cirque vide, l’univers vide prêt à géné­rer n’importe quelle action et ses spec­ta­teurs. »
[9]

 

Bien que l’énergie de tous les objets pré­sents dans l’univers irra­die dans le vide, et bien que la den­si­té éner­gé­tique du vide quan­tique, même renor­ma­li­sée [10], soit immense (5,1 x 1093 g/cm3), le vide nous semble… vide. Pourquoi ?

Premièrement parce que nous n’en avons pas une expé­rience directe. Notre expé­rience directe se situe à l’échelle de la matière qui nous paraît, au contraire, très dense. Il n’en est rien. Albert Einstein disait que « les objets phy­siques ne sont pas dans l’es­pace, mais ces objets sont une exten­sion de l’es­pace » [11], Nassim Haramein rap­pelle quant à lui que la matière est com­po­sée de 99,99999…% de vide.

                 

Un peu de géométrie

cuboctaedreDeuxièmement, parce que « le vide peut conte­nir d’infinies forces en lui, s’il est en par­fait équi­libre, vous ne vous ren­drez pas compte qu’il est là » [12], ain­si que l’explique éga­le­ment le phy­si­cien. Dans l’univers holo­frac­to­gra­phique, l’équilibre du vide, au niveau quan­tique (c’est-à-dire au niveau du champ de Planck), est basé sur la géo­mé­trie, etetoile-tetraedrique plus pré­ci­sé­ment sur la com­bi­nai­son de deux solides : le cuboc­ta­èdre et l’étoile tétra­édrique. Le cuboc­ta­èdre est aus­si appe­lé vec­teur d’équilibre car il est le seul solide géo­mé­trique à pré­sen­ter un équi­libre vec­to­riel par­fait. Le cuboc­ta­èdre et l’étoile tétra­édrique pro­duisent des forces égales et oppo­sées qui évo­luent dans une dyna­mique de retro-alimentation.

 

La dynamique du vide

La géo­mé­trie du vide est en fait celle du double tore qui carac­té­rise les trous noirs et per­met à l’information de cir­cu­ler. Cette géo­mé­trie est la source de la dyna­mique de contrac­tion et d’ex­pan­sion, la source de la gra­vi­té et de l’élec­tro­ma­gné­tisme, qui donnent sa cohé­rence à l’univers. Autrement dit, la réa­li­té maté­rielle se fait, se défait, et se refait sans cesse, et ce mou­ve­ment est basé sur un retour conti­nu d’in­for­ma­tions : la matière informe le vide quan­tique (mou­ve­ment de contrac­tion), qui informe en retour la matière (mou­ve­ment d’expansion) et ain­si de suite. Tout vient du vide, tout retourne dans le vide.

La géo­mé­trie fon­da­men­tale de la struc­ture du vide est donc une infi­nie struc­ture frac­tale. Elle gran­dit et dimi­nue en taille en res­pec­tant tou­jours ses pro­por­tions et son équi­libre à tous les niveaux.

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Points clés

  • L’univers est un trou noir, lui-même consti­tué de trous noirs à dif­fé­rentes échelles.

  • Les trous noirs sont liés par une loi frac­tale, ils com­mu­niquent par retour d’information.

  • L’univers est holo­gra­phique : il y a autant d’in­for­ma­tion dans tout l’u­ni­vers que dans chaque point qui le com­pose.

  • Dans l’u­ni­vers il y a 0,00001…% de matière pour 99,99999…% de vide.

  • Tout vient du vide, tout retourne dans le vide, à chaque Planck/s.

                

                    

                     


Notes et références

[1] WIKIPEDIA. Théorie des cordes 
[2] La dis­tance de Planck (1,616 x 10–33 cm) est la limite la plus petite qui défi­nit notre rela­tion à l’Univers. Une sphère de Planck est le plus petit « paquet d’éner­gie », la plus petite vibra­tion élec­tro­ma­gné­tique signi­fi­ca­tive.
[3] Karl Schwarzschild était un phy­si­cien alle­mand. Il est le pre­mier à avoir appor­té une solu­tion aux équa­tions de champs d’Einstein, et par là-même à pré­dire le pre­mier trou noir théo­rique.
[4] WIKIPEDIA. Trou noir
[5] Voir l’ar­ticle L’univers holo­gra­phique : l’u­ni­té sous-jacente à pro­pos du prin­cipe holo­gra­phique.
[6] Voir éga­le­ment l’article L’univers est-il déter­mi­niste ? au sujet de la com­mu­ni­ca­tion quan­tique.
[7] WU Xue-Bing et al. (2015, 25 février). An ultra­lu­mi­nous qua­sar with a twelve-billion-solar-mass black hole at red­shift 6.30. In : Nature
[8] HARAMEIN Nassim. (2013, 25 sep­tembre). Nassim Haramein Complete [Podcast], tra­duc­tion libre
[9] FULLER Buckminster, cité par Resonance Science Foundation – Français
[10] La renor­ma­li­sa­tion est un pro­ces­sus qui éli­mine arti­fi­ciel­le­ment la den­si­té d’éner­gie infi­nie qui existe au niveau quan­tique. Pour plus de détails, voir l’ar­ticle De la renor­ma­li­sa­tion aux frac­tales.
[11] EINSTEIN Albert, cité par HARAMEIN Nassim, L’univers connec­té [vidéo]
[12] HARAMEIN Nassim, Nassim Haramein at Rogue Valley Metaphysical Library (1) [vidéo]. Traduction dis­po­nible ici.

              




 

2 thoughts on “L’univers fractal et holographique

  1. Oui, l’in­di­vi­duel et l’en­semble sont inter­dé­pen­dants. Ils se déve­loppent en rela­tion l’un par rap­port à l’autre par retour d’in­for­ma­tion entre les deux.

  2. En idéo-réalité, l’Individuel ne peut se déve­lop­per que dans le cadre de l’Ensemble. Nous devons cer­ner les acti­vismes aus­si. #rea­son­no­tillu­sion #mora­le­vo­lu­tion­first #pan­cra­cy #all­ter­rian­sall­pro­tec­ti­ve­gods #ter­ra­pro­tec­ti­vi­ty­be­fo­re­pro­duc­ti­vi­ty https://​www​.can​cer​-envi​ron​ne​ment​.fr/​2​F​2​7​4​—​P​e​r​t​u​r​b​a​t​e​u​r​s​—​e​n​d​o​c​r​i​n​i​e​n​s​.​c​e​.​a​spx

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