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De Hermès à Nassim Haramein

Principes hermétiques et géométrie 1/8

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J’ai décou­vert les prin­cipes her­mé­tiques il y a quelques années, au cours d’un stage ani­mé par Madeleine. Trois mois avant que je ne me retrouve aux urgences à cause d’une rup­ture d’anévrysme, pour être pré­cise. J’ai pris le temps qu’il fal­lait pour récu­pé­rer de cette expé­rience à la fois inat­ten­due, pro­fonde et éprou­vante [1], puis j’ai ten­té de la com­prendre. Et contre toute attente, j’ai fini par étu­dier la physique…

Les prin­cipes her­mé­tiques sont ain­si long­temps res­tés à dor­mir – ou peut-être à mûrir – dans le tiroir de mon bureau. Jusqu’à ce que leur réso­nance avec la théo­rie du champ uni­fié de Nassim Haramein [2] m’apparaisse clai­re­ment. Plus j’avançais dans l’observation des rela­tions entre ces deux visions de l’univers, plus j’étais émer­veillée par la façon dont la phy­sique uni­fiée confirme l’enseignement des hermétistes. 

Je vous pro­pose aujourd’hui de par­tir à la décou­verte de cette remar­quable conver­gence. Un voyage qui va comp­ter pas moins de huit escales ! Et on com­mence par une plon­gée vers les ori­gines de l’enseignement hermétique…

                   

Les origines

le-kybalionLe texte fon­da­teur dif­fu­sant la pro­fonde sagesse qui nous vient de l’ancienne Egypte s’appelle le Kybalion. Un livre mar­qué du sceau du mys­tère, à l’image de son titre, dont le sens exact a été per­du. Publié en 1908 par un trio d’auteurs non moins mys­té­rieux, les « Trois Initiés », il trans­met l’en­sei­gne­ment du Dieu égyp­tien Thot, que les Grecs assi­mi­lèrent plus tard à Hermès.

Hermès Trismégiste de son nom com­plet, Hermês tris­me­gis­tos en grec, signi­fie « Hermès trois fois très grand ». Le qua­li­fi­ca­tif « très grand » serait lié à l’étendue et à la qua­li­té de son éru­di­tion, tan­dis que « trois fois » ferait réfé­rence à son triple attri­but de prêtre, de phi­lo­sophe et de roi. A moins que ce ne soit en rap­port avec les trois plans d’existence – phy­sique, men­tal et spi­ri­tuel – ensei­gnés par les her­mé­tiques. A moins que ce ne soit autre chose encore…

Le Kybalion situe la vie d’Hermès long­temps avant celle de Moïse. Contemporain d’Abraham, Hermès aurait vécu 300 ans, avant que les égyp­tiens ne le déi­fient en Thot à sa mort. Gardien du temps, qu’il mesu­rait et cal­cu­lait, Thot était éga­le­ment le maître de la magie, et plus par­ti­cu­liè­re­ment de l’art de créer par la pen­sée et la parole.

Ses ensei­gne­ments ont essai­mé depuis l’Egypte jusqu’en Inde notam­ment. Ils ont éga­le­ment tra­ver­sé les siècles grâce à un petit nombre d’Initiés qui a su en pré­ser­ver le carac­tère pur et sacré. La trans­mis­sion de l’enseignement s’est tou­jours faite ora­le­ment et dis­crè­te­ment, à ceux que l’on a jugé dignes de le com­prendre, puis de le gar­der secret ou bien de le trans­mettre à leur tour. « Les lèvres de la sagesse sont closes sauf aux oreilles de la rai­son » nous dit avant toute chose le Kybalion [3].

               

L’enseignement hermétique

Hermès est consi­dé­ré comme le père fon­da­teur de l’astrologie, de la psy­cho­lo­gie et de l’alchimie. Cependant, loin d’avoir vou­lu en faire une pen­sée qui aurait domi­né le monde, il a pré­fé­ré semer des graines de véri­té et les lais­ser pous­ser libre­ment. C’est ain­si que les Initiés les ont trans­mises, tou­jours dans le res­pect de la tradition.

Hermès pos­sé­dait la connais­sance inté­rieure et exté­rieure, la connais­sance du visible et de l’invisible. Il a d’ailleurs ensei­gné la pré­pon­dé­rance des forces men­tales sur celles de la matière. Et voi­là com­ment la légende de la pierre phi­lo­so­phale, qui per­met la trans­for­ma­tion du vil métal en or, ne devient fina­le­ment qu’une allé­go­rie de la phi­lo­so­phie her­mé­tique pour qui « la vraie trans­mu­ta­tion (…) est un art men­tal ».

Basé sur 7 prin­cipes, l’enseignement d’Hermès offre un che­min d’évolution en accord avec les lois de la nature. Il s’attache à l’étude, à la connais­sance et à la maî­trise des causes plu­tôt que des effets. Si l’on sait le com­prendre et l’utiliser cor­rec­te­ment, il nous fera gran­dir, sur tous les plans.

Les 7 prin­cipes her­mé­tiques sont les suivants :

  1. Le prin­cipe de mentalisme
  2. Le prin­cipe de correspondance
  3. Le prin­cipe de vibration
  4. Le prin­cipe de polarité
  5. Le prin­cipe de rythme
  6. Le prin­cipe de cause et d’effet
  7. Le prin­cipe de genre

                      

« Les prin­cipes de la véri­té sont au nombre de sept ; celui qui les connaît et qui les com­prend pos­sède la clef magique qui ouvri­ra toutes les portes du temple avant même de les toucher. »

               

Notre per­cep­tion de l’univers change signi­fi­ca­ti­ve­ment, en effet, à la lumière de ces prin­cipes. Tout à coup, celui-ci n’est plus aléa­toire et chao­tique, mais ordon­né et intel­li­gent.

Et c’est là où le lien avec la théo­rie du champ uni­fié devient inté­res­sant à explorer. 

                  

Géométrie et principes hermétiques

Une petite pré­ci­sion avant d’aller plus loin : les temps changent et à l’heure actuelle, on trouve faci­le­ment les prin­cipes her­mé­tiques en librai­rie ou sur Internet. Je ne sais pas si les auteurs du Kybalion auraient pu pré­voir cela et, dans l’affirmative, auraient alors vou­lu pré­ser­ver l’enseignement d’une si grande dif­fu­sion, tou­jours est-il que le Kybalion n’offre pas vrai­ment une com­pré­hen­sion immé­diate de son conte­nu… ! C’est bien sûr à des­sein : un si petit livre pour de si grands ensei­gne­ments, quoi de plus révé­la­teur de l’esprit her­mé­tique ?

Pourquoi voudrais-je alors en dévoi­ler davan­tage ? Parce que les temps changent jus­te­ment, et qu’il me semble oppor­tun d’accompagner l’émer­gence de l’évolution de conscience qui se pré­sente à nous, en lien notam­ment avec la théo­rie du champ unifié.

Poursuivons donc notre explo­ra­tion ! Pour la mener à bien, je me suis avant tout appuyée sur la géo­mé­trie. Elle est la base de la théo­rie de Nassim Haramein et a l’avantage d’offrir une pre­mière approche intui­tive et acces­sible des 7 prin­cipes. On pour­rait dire qu’elle les rend visibles, eux qui appar­tiennent au monde de l’invisible – her­mé­tique s’il en est – bien qu’ils soient à l’origine de chaque mani­fes­ta­tion dans l’univers physique. 

La repré­sen­ta­tion géo­mé­trique à laquelle je vais faire réfé­rence doit cepen­dant res­ter ce qu’elle est : une repré­sen­ta­tion. Une aide à la com­pré­hen­sion. Pas un accès direct au mys­tère de la créa­tion… il ne va quand même pas se lais­ser per­cer si facilement !

               

L’enseignement de la 2D

Mon idée de départ était de pré­sen­ter les prin­cipes dif­fé­rem­ment, de manière non-linéaire et sans chro­no­lo­gie, du moins dans un pre­mier temps. Voilà ce que ça donne en deux dimensions :

           

principes-hermetiques-et-geometrie

                

On note­ra tout d’abord que la géo­mé­trie de l’hexagone (à gauche) et celle de l’étoile à six branches (à droite) offrent cha­cune sept places pour sept prin­cipes. Ce qui per­met d’amener une pre­mière ques­tion : les prin­cipes auraient-ils une place ou un ordre prédéfinis ?

Oui et non.

Non, parce qu’ils agissent de manière inter­dé­pen­dante et simul­ta­née. Nous ver­rons en effet que l’on ne peut pas étu­dier un prin­cipe indé­pen­dam­ment d’un autre. Tout est lié et ce n’est pas la théo­rie du champ uni­fié – aus­si connue sous le nom de théo­rie de l’univers connec­té – qui mon­tre­ra le contraire ! Symboliquement, on voit ici que toute rota­tion per­met­tant de rem­pla­cer un som­met par un autre fera de nou­veau, et pour les deux figures, appa­raître la même géométrie.

Et oui parce que le men­ta­lisme semble être un prin­cipe clé pour com­prendre les six autres. Sur les deux figures, il y a une et une seule place qui n’est pas inter­chan­geable : celle du centre. Le centre a ce rôle par­ti­cu­lier de per­mettre à la fois la rota­tion et la symé­trie, tout en res­tant inchan­gé à cha­cune de ces trans­for­ma­tions. C’est pour­quoi je choi­si­rais intui­ti­ve­ment cette place pour le prin­cipe de mentalisme.

Moralité : Comme les 7 prin­cipes appa­raissent en dépen­dance pour sous-tendre la mani­fes­ta­tion des phé­no­mènes, aucune notion d’ordre n’a jamais le temps d’exister entre eux. Il n’en demeure pas moins un prin­cipe pre­mier : le men­ta­lisme. Par ailleurs, il sem­ble­rait aus­si que pré­sen­ter les prin­cipes dans un cer­tain ordre faci­lite notre com­pré­hen­sion humaine limi­tée. Raison de plus pour m’en tenir, dans les articles sui­vants, à l’ordre trans­mis par Hermès.

                   

L’enseignement de la 3D

La géo­mé­trie en deux dimen­sions, c’est bien, mais ce n’est pas repré­sen­ta­tif de l’univers dans lequel nous vivons ! Passons en 3D, là où l’hexagone devient un cuboc­ta­èdre et l’étoile à six branches une étoile tétraédrique :

           

cuboctaedre-vecteur-equilibre etoile-tetraedrique

          

Evidemment, ces géo­mé­tries n’ont pas été choi­sies au hasard, et si vous connais­sez bien ce blog, elles devraient même vous rap­pe­ler quelque chose… ! J’y reviens dans un ins­tant, le temps de pré­ci­ser qu’entre les ver­sions 2D et 3D, le nombre de som­mets passe de 6 à 12 pour le cuboc­ta­èdre et de 6 à 8 pour l’étoile tétra­édrique. Ce qui n’impacte pas vrai­ment les consi­dé­ra­tions pré­cé­dentes liées à la 2D, qui n’étaient pro­po­sées qu’à des fins explo­ra­toires. Cependant, le point inté­res­sant – puisqu’il n’est pas alté­ré par le pas­sage d’une dimen­sion à l’autre – est qu’en 3D, il demeure tou­jours un centre, de rota­tion et de symé­trie. Nous ver­rons pour­quoi, le moment venu, ce point ne peut-être que le siège du prin­cipe de mentalisme.

En atten­dant, fidèles de ce blog, le cuboc­ta­èdre et l’étoile tétra­édrique devraient vous rap­pe­ler les prin­cipes fémi­nin et mas­cu­lin. Du moins tels que je les ai iden­ti­fiés dans l’article Connexion sacrée, pour inter­pré­ter dif­fé­rem­ment la théo­rie du champ unifié.

Qui dit prin­cipes fémi­nin et mas­cu­lin dit prin­cipe de genre. S’il s’agit du sep­tième et der­nier prin­cipe énon­cé par Hermès – j’y revien­drai donc en détail dans le der­nier article de cette série (en ligne pro­chai­ne­ment) – il s’agit, para­doxa­le­ment, de la géo­mé­trie à la base de la théo­rie de Nassim Haramein. Fort heu­reu­se­ment, les her­mé­tistes ne sont pas à un para­doxe près ! D’ailleurs pour eux « tous les para­doxes peuvent être conci­liés ». Alors, peut-être que les six pre­miers prin­cipes sont conte­nus dans le sep­tième ET que les six der­niers sont conte­nus dans le premier ?

                  

Une quatrième dimension ?

Revenons un peu à la phy­sique. Lorsqu’il a publié la théo­rie de la rela­ti­vi­té res­treinte en 1905, Einstein a lié aux trois dimen­sions de l’espace une qua­trième dimen­sion, celle du temps. La notion d’espace-temps a ain­si vu le jour, et elle est uti­li­sée depuis lors en phy­sique relativiste.

Du point de vue des her­mé­tistes, le temps et l’espace font par­tie de l’univers, mais « der­rière l’univers du temps et de l’espace se cache tou­jours la réa­li­té sub­stan­tielle, la véri­té fon­da­men­tale ». Cette véri­té fon­da­men­tale est ce qu’ils appellent le Tout. Le Tout est donc intem­po­rel, contrai­re­ment à l’univers. On pour­rait dire aus­si que le Tout est l’intemporel au cœur du tem­po­rel. Car si les prin­cipes qui sous-tendent l’apparition des phé­no­mènes ne s’expriment que dans la sphère spatio-temporelle, cela ne signi­fie pas que le Tout en soit exclu. Loin de là…

Je vais tâcher d’apprivoiser davan­tage le Tout dans l’article sur le prin­cipe de men­ta­lisme. Mentionnons sim­ple­ment ici que ce prin­cipe est la seule grande dif­fé­rence qu’il existe entre la science moderne et la doc­trine her­mé­tique, d’après le Kybalion. On pour­rait alors voir ce prin­cipe comme le lien entre le temps et le « non-temps », et en déduire que le temps revê­tait mal­gré tout une impor­tance par­ti­cu­lière pour les her­mé­tistes également.

Il n’en est rien. En revanche, selon eux, il existe bien une qua­trième dimen­sion. Mais elle n’est pas tem­po­relle. Elle est vibra­toire, comme nous le ver­rons dans l’article consa­cré au prin­cipe de vibra­tion.

                

De dimension en dimension

Pour Nassim Haramein, la ques­tion du temps et des dimen­sions se pose encore différemment… !

Il explique d’une part que « le temps sans la mémoire n’existe pas » [4]. La notion de mémoire étant pré­do­mi­nante dans sa théo­rie, le temps n’y occupe pas une place aus­si fon­da­men­tale que dans la théo­rie stan­dard. En revanche, la vibra­tion occupe, elle, une place par­ti­cu­lière dans l’univers connec­té puisque selon le phy­si­cien « il n’y a pas de struc­ture géo­mé­trique sans vibra­tion ». Encore un point com­mun avec les hermétistes !

D’autre part, il ne consi­dère les dimen­sions que comme des niveaux frac­tals. Ainsi chaque niveau frac­tal génère des mani­fes­ta­tions maté­rielles de dimen­sions (ou tailles) de plus en plus grandes. Celles-ci appa­raissent grâce à la dyna­mique géo­mé­trique géné­rée par le cuboc­ta­èdre et l’étoile tétra­édrique, nous y reviendrons.

Au prin­cipe frac­tal s’ajoute pour Nassim Haramein un prin­cipe holo­gra­phique. Ainsi, notre uni­vers se construit et se déploie phy­si­que­ment dans l’illusion d’une sépa­ra­tion au cœur de laquelle règne l’unité. De même, dans l’enseignement her­mé­tique, les prin­cipes n’ont de sens que lorsqu’il y a sépa­ra­tion. Séparation bien sûr illu­soire puisque le Tout y règne en maître.

On voit ain­si se des­si­ner des réso­nances entre la phi­lo­so­phie her­mé­tique et la théo­rie du champ uni­fié. Et je crois que cette base va nous per­mettre d’aborder le pre­mier prin­cipe her­mé­tique, le prin­cipe de men­ta­lisme.

                 

                  

                       



Notes et références

                   

[1] Lire mon his­toire pour en savoir plus et décou­vrir qui est Madeleine.
[2] Vous pou­vez consul­ter les articles consa­crés à Nassim Haramein et à sa théo­rie pour une approche scien­ti­fique, ou bien vous pou­vez pour­suivre votre lec­ture ici pour décou­vrir l’esprit de ses tra­vaux.
[3] Sauf indi­ca­tion contraire, toutes les cita­tions en ita­lique pro­viennent du Kybalion.
[4] Pour en savoir plus, consul­tez l’article L’effet papillon 3/5 : Irréversibilité, mémoire et entro­pie.

 




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