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Mise à jour : 3 février 2020

La conscience quantique

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La théo­rie du champ uni­fié se base sur une com­pré­hen­sion pro­fonde de ce qu’est la conscience. La conscience s’exprime à toutes les échelles de l’univers, du monde quan­tique à la matière, et de la matière au monde quan­tique.

Nassim Haramein nous enseigne qu’explorer l’Univers, la matière, le vide, le mou­ve­ment, le temps ou encore l’immobilité revient à explo­rer la conscience. Toutes ces choses ne sont que dif­fé­rents aspects du mêmeobservateur et unique sujet/objet qui existe à toutes les échelles : la conscience. Juste des pers­pec­tives dif­fé­rentes, qui amènent à des obser­va­tions et à des inter­pré­ta­tions dif­fé­rentes. Car dès que la conscience de l’observateur change, il n’observe plus son envi­ron­ne­ment de la même façon, ce qui influence en retour la conscience avec laquelle il per­çoit.

C’est pour­quoi la vision de cer­tains scien­ti­fiques, basée sur les sys­tèmes iso­lés et la sépa­ra­tion, est prou­vée par leurs obser­va­tions. Tout comme la vision de Nassim Haramein, basée sur l’inter­dé­pen­dance et la connexion entre les choses… est éga­le­ment prou­vée par ses obser­va­tions !

Sauf que lui par­vient à récon­ci­lier la phy­sique quan­tique et la phy­sique rela­ti­viste, à expli­quer la source de la gra­vi­té, à mettre en évi­dence la manière dont elle s’applique au niveau quan­tique, à prou­ver que l’énergie noire et la matière noire n’existent pas, et fina­le­ment à démon­trer que tout est Un.

Mais reve­nons à la conscience…

 

Qu’est-ce que la conscience quantique ?

La conscience quan­tique signi­fie avant toute chose : avoir conscience du monde quan­tique. Et ensuite : avoir conscience de l’influence du monde quan­tique sur le monde de la matière et vice ver­sa.

 

« L’état de conscience rétro­agit sur les concep­tions de la conscience ; et les concep­tions de la conscience rétro­agissent à leur tour sur la capa­ci­té de modu­ler son propre état de conscience (…). » [1]

 

La conscience quan­tique s’exprime à toutes les échelles de l’univers et se mani­feste sous dif­fé­rents aspects : la matière, le temps, le mou­ve­ment… Concevoir l’in­ter­dé­pen­dance de ces aspects ain­si que leur dyna­mique, c’est entrer dans la conscience quan­tique. Démonstration en 3 exemples.

 

La matière ou le vide ? Les deux !

matiere-et-vide-quantiqueDe notre pers­pec­tive, la matière est solide. Mais vue du champ de Planck, la matière est juste une exten­sion de l’espace et elle est consti­tuée de 99,99999…% de vide. Lorsque nous obser­vons la matière, nous n’avons pas conscience de l’ensemble de la dyna­mique à l’œuvre. Nous ne voyons que ce qui irra­die à par­tir du vide. Nous ne réa­li­sons pas que tout ce qui irra­die se contracte pour retour­ner dans le vide. Et que tout ce qui se contracte irra­die de nou­veau, avec tou­te­fois de légers chan­ge­ments dus à l’influence de toute l’information mise en com­mun au niveau quan­tique.

La matière émane du vide. En fait, la matière est juste de l’énergie conden­sée dans la forme puis relâ­chée, à la vitesse de la lumière, à mesure que l’Univers se mani­feste, retourne dans le vide, se mani­feste à nou­veau et ain­si de suite (voir la sec­tion consa­crée à la dyna­mique du vide). Fondamentalement, rien n’est solide. Tout est conscience quan­tique.

 

Le temps et la simultanéité

De notre pers­pec­tive, le temps existe. Pourtant, le phy­si­cien John Wheeler disait :

 

« Le temps est seule­ment une construc­tion de l’Univers pour évi­ter que tout n’arrive d’un coup. » [2]

 

Du moins, cette construc­tion nous évite d’avoir une telle per­cep­tion. Elle nous per­met, au contraire, d’expérimenter les évé­ne­ments de manière linéaire. Pourtant, si les évé­ne­ments paraissent se dérou­ler loca­le­ment et indé­pen­dam­ment les uns des autres, il n’en est rien : chaque infor­ma­tion appa­raît à des coor­don­nées spatio-temporelles pré­cises et se trouve simul­ta­né­ment dis­po­nible par­tout dans l’Univers sous forme holo­gra­phique (lire l’article Qu’est-ce que l’espace-temps ?).

Ainsi, nos per­cep­tions ordi­naires voient la linéa­ri­té et la sépa­ra­tion là où tout n’est que réson­nance dans le moment pré­sent. Tout se passe comme si c’était notre pers­pec­tive sur l’hologramme de la réa­li­té qui chan­geait constam­ment, lais­sant appa­raître le mou­ve­ment et le temps. Dit autre­ment, la réa­li­té alterne entre appa­ri­tion et dis­pa­ri­tion, mais chaque nou­velle appa­ri­tion ne serait fina­le­ment que la consé­quence d’un chan­ge­ment de pers­pec­tive de la conscience quan­tique.

 

Le mouvement et l’immobilité

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Notre niveau de conscience déter­mine notre per­cep­tion du temps : la conscience pure est consciente d’elle-même dans l’immobilité, l’éternel pré­sent, tan­dis que le men­tal est insé­pa­rable du temps. C’est pour­quoi de notre pers­pec­tive, l’immobilité n’existe pas. En fait, l’immobilité réside dans notre centre, à par­tir duquel nous obser­vons l’Univers. A l’image de l’œil du cyclone qui est un point immo­bile, « tous les spins dans l’Univers s’annulent en chaque point, lais­sant place à l’immobilité » [3] nous dit Nassim Haramein.

Etre au point d’immobilité, revient à ne pas per­ce­voir le temps car le temps a besoin du mou­ve­ment pour exis­ter. C’est en cela que la conscience pure est immo­bi­li­té, et que l’expérience de la conscience se fait dans le mou­ve­ment.

 

Pensez conscience quantique !

Des êtres uniques…

hologramme-realiteLa conscience s’exprime en toutes choses selon la même dyna­mique. Ainsi, l’Univers dans son ensemble – et chaque être humain en par­ti­cu­lier – est plon­gé dans un pro­ces­sus de feed­back de l’information par lequel il devient de plus en plus conscient. Le niveau fon­da­men­tal de qui nous sommes rayonne et s’effondre per­pé­tuel­le­ment sur lui-même, en une boucle infi­nie de rétro­ac­tion qui fait vaciller et chan­ger le monde holo­gra­phique autour de nous et, par consé­quent, notre expé­rience de la conscience.

 

… et multiples

Lorsque la gra­vi­té entraîne l’information de la matière à la sin­gu­la­ri­té du vide quan­tique (lire l’article Gravité quan­tique et pro­ton de Schwarzschild), celle-ci est mise en com­mun avec l’information rela­tive à l’expérience que toutes les autres consciences indi­vi­duelles ont eu au niveau de la matière. Chaque conscience devient alors, par l’intermédiaire du vide, connec­tée à l’ensemble de l’information des autres consciences, c’est-à-dire à la conscience uni­ver­selle. La force élec­tro­ma­gné­tique redé­ploie du vide vers chaque conscience indi­vi­duelle cette infor­ma­tion ain­si mise à jour.

 

« Vous faites par­tie de ce flux d’informations du champ du vide, qui va de l’infiniment grand à l’infiniment petit, et quand il passe à tra­vers vous, il enre­gistre votre inter­pré­ta­tion spé­ci­fique et en réin­forme l’infinité des points qui le consti­tuent. Votre par­ti­ci­pa­tion influence donc la tota­li­té du flux ou champ du vide. Commencez-vous à com­prendre votre res­pon­sa­bi­li­té ? » [4]

 

Comme cha­cun observe l’Univers de son propre point de réfé­rence, de sa propre pers­pec­tive, cha­cun envoie des infor­ma­tions dif­fé­rentes au vide, qui ren­voie à son tour à cha­cun des infor­ma­tions légè­re­ment dif­fé­rentes, fai­sant de chaque indi­vi­du un être spé­ci­fique, vivant des expé­riences dif­fé­rentes bien qu’elles soient connec­tées aux expé­riences des autres.

 

La réalité, les autres et moi

consensus-planete-terreNous pou­vons dès lors entre­voir la manière dont notre réa­li­té col­lec­tive est créée. Si cha­cun de nous observe l’Univers depuis un centre dif­fé­rent, le fait que nous soyons tous rat­ta­chés, connec­tés, au même centre de gra­vi­té – la Terre – éta­blit le consen­sus de la réa­li­té que nous obser­vons et dont nous fai­sons l’expérience.

Plus pré­ci­sé­ment une holar­chie de consen­sus de réa­li­tés indi­vi­duelles et col­lec­tives.

La réa­li­té change constam­ment du fait de nos propres chan­ge­ments indi­vi­duels. Et elle ne repré­sente, en tant que matière, qu’une infime par­tie 10-39% – de l’énergie pré­sente dans le vide. Potentiellement, notre capa­ci­té de chan­ge­ment à l’échelle indi­vi­duelle est donc immense. Tout comme à l’échelle col­lec­tive, dont la réa­li­té est sans cesse créée à par­tir de nos propres chan­ge­ments indi­vi­duels quo­ti­diens.

 

« Nous créons notre réa­li­té, et la réa­li­té nous crée. » [5]

 

Si nous vou­lons vivre une autre réa­li­té sur cette pla­nète, nous devons adop­ter col­lec­ti­ve­ment un nou­veau consen­sus de la réa­li­té, qui passe par un chan­ge­ment de conscience indi­vi­duel. Ce chan­ge­ment ayant une influence sur toutes les autres consciences, lorsque nous libé­rons ou gué­ris­sons quelque chose en nous, nous offrons ins­tan­ta­né­ment aux autres ce poten­tiel de gué­ri­son. Encore faut-il qu’il par­vienne jusqu’à leur champ de conscience, et qu’ils puissent le choi­sir.

         


Points clés

  • La matière est de l’énergie conden­sée dans la forme puis relâ­chée, à la vitesse de la lumière, à mesure que l’Univers se mani­feste, retourne dans le vide, se mani­feste à nou­veau, etc.
  • Chaque indi­vi­du est un être spé­ci­fique, vivant des expé­riences dif­fé­rentes bien qu’elles soient connec­tées aux expé­riences des autres par l’in­ter­mé­diaire du vide quan­tique.
  • Il n’existe pas de linéa­ri­té ni de sépa­ra­tion, tout n’est que réso­nance dans le moment pré­sent.

  • Si nous vou­lons vivre une autre réa­li­té sur cette pla­nète, nous devons adop­ter col­lec­ti­ve­ment un nou­veau consen­sus de la réa­li­té, qui passe par un chan­ge­ment de conscience indi­vi­duel.

        

                

               


Notes et références
    

[1] BITBOL Michel, La conscience a‑t-elle une ori­gine ? Des neu­ros­ciences à la pleine conscience : une nou­velle approche de l’esprit, Paris : Flammarion, 2014, p.195
[2] WHEELER John Archibald, Complexity, entro­py and the phy­sics of infor­ma­tion, Edited by Wojciech H.Zurek, Editions : Westview Press, 1990, p.10
[3] HARAMEIN Nassim, Nassim Haramein at Rogue Valley Metaphysical Library (1) [vidéo]. Traduction dis­po­nible ici.
[4] HARAMEIN Nassim. (2013, 25 sep­tembre). Nassim Haramein Complete [Podcast], tra­duc­tion libre
[5] Ibid.

 




 

 

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