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Créer dans un monde
qui distrait et interrompt 2/2

6 SEPTEMBRE 2025

Table des matières

Après avoir exploré dans la première partie les approches de Cal Newport, Austin Kleon, Maria Montessori et Céline Alvarez, difficile de ne pas voir à quel point ces visions, si différentes soient-elles, résonnent – ou créent du frottement – avec ma propre manière de travailler. Entre la discipline quasi monacale du deep work, la créativité tous azimuts du vol artistique, et les rythmes plus organiques d’un apprentissage vivant… j’observe, j’essaie, j’ajuste. Je surfe.

Ce deuxième article est donc plus personnel. J’y parle de ma double vie (créative, pas secrète… quoique… !) ; ce que je retiens de ces approches ; et la manière dont j’arrive à concilier plusieurs passions, des contraintes, et, surtout, une envie tenace de créer sans y laisser mon feu intérieur !

Mon mix artistique

J’ai une double vie (et je le vis bien)

Austin Kleon insiste sur le fait que l’on peut (et devrait) entretenir une vie créative en parallèle de notre profession principale. Pour lui, il ne faut pas forcément tout miser sur sa passion dès le départ. Avoir un métier « alimentaire » peut permettre de créer sans compromis, et même plus librement que si l’on dépendait de cette création pour vivre.

C’est un appel à ne pas attendre qu’une passion devienne notre source de revenus pour lui accorder de la place dans notre vie. Cette « stratégie créative », comme il l’appelle, présente plusieurs avantages :

  • prendre soin de notre créativité : en gardant une pratique libre, on entretient notre flamme intérieure
  • nous rendre plus créatifs : les activités parallèles enrichissent notre imaginaire, croisent les idées, apportent des perspectives nouvelles
  • créer des opportunités inattendues : notre « seconde vie » peut, un jour, prendre le dessus, ou se combiner avec notre vie principale pour créer quelque chose d’unique
Austin Kleon et la double vie

Je suis, sur ce point, complètement en phase avec Austin Kleon… puisque c’est ma façon de vivre ^^ Cependant, je ne considère pas mon activité principale comme « alimentaire ». Parce qu’elle m’apporte clairement de nouvelles perspectives créatives, voire m’aide à développer certaines compétences. Mais son plus gros avantage est de générer une charge mentale réduite, me permettant ainsi de préserver mon feu créatif ; j’ai du temps pour ma seconde vie, je peux me consacrer aux projets et recherches qui, pour rester dans le thème de l’alimentation, me nourrissent vraiment – sans pression.

Mon activité principale crée donc des limites, certes, mais des limites qui génèrent une tension fertile, et dont ma créativité, au final, bénéficie.

Plus généralement, Austin Kleon suggère que les limites peuvent nous pousser à aller à l’essentiel…

Pas le temps ? Parfait

« Se dire que l’on a tout le temps et l’argent du monde, toutes les couleurs possibles sur la palette, tout ce que l’on veut… c’est exactement ce qui tue la créativité. »

JACK WHITE [1]

L’idée ici est de faire jouer les contraintes, quelles qu’elles soient, en notre faveur. Laisser ce qui se présente dans notre expérience nous servir. Rester ouvert et disponible, et qui sait ? une musique, une rencontre, une parole peuvent surgir… et nous inspirer.

D’aussi loin que je me souvienne (je situe cela au temps de l’école primaire), j’ai toujours eu une appétence pour le travail en profondeur. En fait, plus qu’une appétence, un besoin fondamental ; qui est d’emblée entré en résonance avec une sorte de prédisposition à basculer facilement en état de concentration. Je ne peux pas dire que les conditions d’émergence de la concentration décrites par Céline Alvarez (respect des besoins sensoriels, affectifs et cognitifs) aient été optimales pour moi ; mais le travail en profondeur a toujours été mon oxygène. Alors, au fil des années, j’ai cherché à emprunter le chemin de moindre résistance : utiliser les contraintes plutôt que lutter contre, autant que faire se peut.

Ma contrainte principale, c’est le temps. C’est précisément ce qui le rend précieux et me pousse, en effet, à aller à l’essentiel. Ajoutons que, heureusement, j’ai une assez bonne résistance à la distraction. Par exemple, je suis nulle en séries Netflix ! Au mieux je connais quelques titres, mais ne me demandez pas de quoi ça parle !!

Est-ce que tout cela fait de moi une pro en matière de deep work ? je ne sais pas ; toujours est-il que des 4 modes de travail profond décrits par Cal Newport, je me reconnais spontanément dans le « mode expert » …

Du temps qui se libère ? Super, je me concentre

Deep work à la carte (mais sans plat du jour)

Commençons par le commencement : quels sont les 4 modes de travail profond en question ?
  • Le mode monastique, qui consiste à se consacrer quasi exclusivement au deep work pendant plusieurs jours ou semaines, en éliminant ou réduisant drastiquement le shallow work (travail superficiel)
  • Le mode bimodal, au cours duquel on alterne des périodes longues de deep work et des périodes libres, ouvertes à la communication, au shallow work, à la vie sociale
  • Le mode rythmique, qui implique une routine quotidienne régulière, afin de garantir un travail minimal (moins radical que les deux précédents, mais très efficace sur le long terme)
  • Et enfin, le mode journalistique, dans lequel le deep work est inséré à tout moment libre ; un mode qui selon Newport ne fonctionne que si l’on est déjà très entraîné au deep work
Le mode rythmique n’est pas associé, chez moi, à la production créative ; mais il fonctionne bien avec certains type d’activité comme par exemple le yoga : je vois les bénéfices d’une pratique quotidienne, qui m’encourage à continuer.
Cal Newport - mode journalistique

C’est le mode journalistique qui s’inscrit davantage dans mon flux créatif. S’il m’arrive de planifier des séances de deep work et de les apprécier grandement, je suis aussi à l’aise lorsque des fenêtres d’opportunité se présentent. Par nature spontanées, elles sont susceptibles d’emmener le mental hors de sa dynamique habituelle [2], ce qui n’est pas pour me déplaire…

Dès que j’identifie une fenêtre temporelle, mon intention est claire : en tirer parti au maximum.

Là où tout commence

L’intention claire fait partie de ce que Cal Newport appelle les éléments déclencheurs ; lorsqu’ils sont activés, ils permettent d’entrer rapidement dans le travail profond.

Newport cite également, parmi les déclencheurs, le fait de se trouver dans un lieu précis, d’allumer une bougie, de fermer la porte, d’ouvrir un carnet spécifique, d’établir un cadre clair (tel sujet, tel temps imparti, sans aucune distractions) … qui donnent au travail une structure sacrée, intouchable, où le reste du monde n’a pas accès.

Je ne fonctionne pas vraiment avec ce type d’éléments déclencheurs, mais j’entends que cela puisse effectivement aider. Pour moi, le simple fait d’être sur le point de commencer une séance de deep work planifiée est un élément déclencheur en soi.

Cela dit, un déclencheur qui serait la définition même du mode journalistique m’irait tout aussi bien : une fenêtre de temps se libère, je plonge… Bon, là on parle quand même d’un délai minimal, qui me permette d’entrer dans un autre mode de fonctionnement cérébral, là où la fluidité et la clarté ont le temps d’émerger ; si je sais que je ne dispose pas de ce temps, j’essaie tout de même d’avancer, de faire quelque chose qui ne me demande pas, pour le coup, une concentration trop intense.

Ou alors, carrément… je vagabonde ; et sur ce point, ce n’est pas Cal Newport qui va me déconseiller de céder à la tentation ^^

L’ennui plutôt que la distraction

Soyons clair : la tentation à laquelle il est fortement conseillé de ne pas résister, c’est l’ennui – pas la distraction – mais ce n’est évidemment pas si simple !

De la difficulté de résister à la distraction

Cal Newport insiste beaucoup sur le fait que la difficulté à sortir de la phase de distraction – ou à ne pas s’y laisser embarquer – n’est ni un manque de volonté, ni une faiblesse morale : c’est le résultat d’un conditionnement neurologique profond. Comprenez par-là : plus on se distrait, plus on renforce les circuits neuronaux de la dispersion [3] ; l’entrée en concentration devient alors lente, difficile et inconfortable, compromettant le retour à une tâche exigeante.

Il explique que chaque interruption, même brève, même « juste pour vérifier un message », laisse une trace cognitive. Cette trace fragmente notre capacité d’attention et rend plus difficile la reconnexion avec le fil de sa pensée et, surtout, la reconquête de l’élan mental.

Il cite des études en neurosciences cognitives [4] montrant que chaque « switch » attentionnel coûte cher, non seulement en temps (jusqu’à 20-25 minutes pour retrouver le même niveau de concentration), mais en énergie mentale ; et en qualité de traitement de l’information.

Voilà pourquoi il recommande de :

  • ritualiser l’entrée dans le travail profond : horaire fixe, lieu spécifique, intentions claires…
  • éliminer les distractions à la racine (pas seulement les « réduire ») quand on est en travail profond
  • ne pas se « récompenser » par une distraction après un effort (sinon on entretient la boucle)
  • s’entraîner à rester dans le « vide » entre deux tâches (car c’est là que la bascule vers la concentration devient possible)

Et c’est là, précisément, que l’ennui entre en jeu…

Du bénéfice de s’ennuyer

L’ennui est à prendre au sens de : absence de stimulation, aucune accroche mentale particulière, pas d’urgence à gérer… On observe juste ce qui se présente, on entre dans une rêverie active, on part marcher dans la nature sans but précis…
Cal Newport et l'ennui
On l’a dit, chaque fois que l’on remplace l’ennui par la distraction – même brève – on renforce un réflexe d’évasion cognitive. Or, le travail profond repose justement sur l’endurance mentale : la capacité à rester dans l’inconfort d’un problème non résolu, d’un effort qui résiste, sans chercher une échappatoire immédiate. Newport souligne notre incapacité croissante à supporter l’ennui, alors même qu’il offre la possibilité de :
  • reprogrammer sa capacité d’attention afin qu’elle ne réclame pas constamment des récompenses rapides
  • Revenir à un rythme mental plus lent, plus stable, plus autonome
  • Réapprendre à habiter les moments sans stimulation, car ce sont eux qui préparent à la profondeur véritable
Moralité : de même que le mental passant d’une distraction à une autre ne produira pas grand-chose de significatif, le mental trop longtemps concentré sur une tâche deviendra à un moment donné improductif. Il a besoin de pauses, en l’occurrence l’ennui selon Newport. Même si je partage ce point de vue, je rejoins également celui d’Austin Kleon : une pause peut consister à changer de projet lorsque l’on est bloqué, pour mieux y revenir lorsque le projet de « substitution » coince à son tour. On avance sur plusieurs sujets porteurs en laissant les projets « se parler » …

Je laisse circuler donc je crée (mieux)

L’idée est de ne pas s’acharner sur un blocage, mais de faire autre chose (de créatif, de doux, d’inattendu), de faire confiance à l’incubation inconsciente, et souvent… trouver mieux, plus vite, plus joyeusement. On s’évite également une certaine pression car toute notre valeur n’est pas suspendue à un seul projet.

Quelque part, sans le nommer, Austin Kleon célèbre l’art de la sérendipité : ces trouvailles inattendues qui naissent d’un croisement d’influences, de l’attention à ce qui nous entoure, ou du simple fait de changer temporairement de projet. Pour lui, la créativité se nourrit autant de résonances que de méthode – à condition de rester disponible. On trouve l’idée que l’on ne cherchait pas… mais on sait la reconnaître !

Austin Kleon et la sérendipité

Pour ma part, lorsque je sens le moment où j’atteins mes limites, j’active d’autres circuits neuronaux ; cela peut prendre différentes formes : écrire, élaborer des infographies, peindre, bouger mon corps en allant marcher ou en faisant du yoga, faire une sieste rapide, une bonne nuit de sommeil… Lorsque je reviens au projet initial, c’est comme si mon cerveau avait continué à travailler « sans moi » ; bon, au début, c’était un peu vexant …😅, jusqu’à ce que j’arrive à faire complètement confiance au processus ; pour constater l’arrivée d’idées nouvelles, ou encore la compréhension d’un sujet ardu…

Ces points de saturation surviennent à des moments différents pour chacun et en fonction des projets. Il faut bien se connaître pour identifier ses limites, avancer ailleurs, et surfer son flux. Dans tous les cas, l’idée est de restaurer sa capacité d’attention d’une manière ou d’une autre.

Alors, finalement, dans le match Austin Kleon / Cal Newport, qui gagne la palme du coach que je n’ai pas vraiment embauché mais que j’écoute quand même ?!

Entre les deux… mon cœur avance !

Si j’avais écrit cet article quand j’étais adolescente ou jeune adulte, il aurait certainement eu une tonalité beaucoup plus newportienne. A cette époque, j’aurais en effet très facilement adhéré à la manière dont Newport pense le deep work : discipline, isolement, rendement… et probablement une part de perfectionnisme.

Au fil du temps, j’ai trouvé des chemins plus joyeux et plus fluides ; je me suis en quelques sortes kleonisée ^^ Cela a impliqué d’apprivoiser ma sensibilité, et même de la valoriser, pour, au final, me rapprocher d’une vision plus féminine de la création. J’ai expérimenté comment, pendant une séance de travail profond, le temps se dilate, l’ego s’efface, la clarté émerge ; on peut vivre un état de flow ou même, parfois, une expérience d’unité intérieure – comme dans l’art ou le yoga par exemple.

En fin de compte, je retiens chez Cal Newport l’idée de reprendre la main sur ses processus mentaux ; et d’habiter le travail profond autant que les moments sans stimulation. Chez Austin Kleon je suis fan de la permission créative et de la capacité de voir du potentiel dans ce qui est là, même si ce n’est pas parfait ; la richesse d’avoir plusieurs centres d’intérêt et l’importance de passer de l’un à l’autre pour ne pas épuiser son feu intérieur, et même le renouveler ; la possibilité de vivre la création comme un processus vivant, non-linéaire.

Entre une approche plutôt masculine des choses (Newport) et une approche plus féminine (Kleon), je suis assez bien alignée avec le principe de genre si cher aux hermétistes ^^ Cela dit, je n’ai probablement pas trouvé la méthode idéale ; mais j’ai trouvé une manière de faire avec ce qui se présente à moi – et c’est peut-être ça, créer.

Notes & références

[1] WHITE Jack, cité par Austin Kleon dans Steal Like an Artist, 2012, ed. Workman Publishing, p.138
[2] Pour en savoir sur la dynamique du mental, voir l’article Pensées + émotions = mental
[3] En complément, vous pouvez aussi explorer les articles Comment apprend-on ? et Gravité physique, gravité mentale.
[4] LEROY Sophie, Why is it so hard to do my work? The challenge of attention residue when switching between work tasks, 2009
RUBINSTEIN, MEYER & EVANS, Executive Control of Cognitive Processes in Task Switching, 2001

 

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