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Acte 3 : un AVC sous le signe de la grâce

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Vous pou­vez lire l’Acte 1 : Remue méninges et l’Acte 2 : A cœur vaillant rien d’impossible  avant d’aborder cet article. Vous pour­rez ain­si mieux mettre en pers­pec­tive la façon dont la « pré­sence » s’est mani­fes­tée au cours de l’hémorragie ménin­gée que j’ai vécue.

             

Lâcher-prise

La vie ne tra­vaille pas contre nous, même si par­fois on en a l’im­pres­sion. C’est juste une ques­tion de pers­pec­tive : d’un côté, le men­tal se sent en per­ma­nence mena­cé et se ferme à la vie, d’un autre la pré­sence dit « oui » à la vie.

 

« Dites tou­jours « oui » au moment pré­sent. Qu’y aurait-il de plus futile, de plus insen­sé, que de résis­ter inté­rieu­re­ment à ce qui est déjà ? Qu’y a‑t-il de plus fou que de s’op­po­ser à la vie même, qui est main­te­nant, tou­jours main­te­nant ? Abandonnez-vous à ce qui est. Dites oui » à la vie et vous la ver­rez sou­dai­ne­ment se mettre à fonc­tion­ner pour vous plu­tôt que contre vous. » [1]

 

Etre dans cette pré­sence libère des poten­tiels insoup­çon­nés parce qu’alors les éner­gies de vie peuvent nous ser­vir libre­ment, tota­le­ment et ouver­te­ment. Ce pour quoi elles sont faites en réa­li­té. Alors la grâce peut appa­raître.

L’expérience que j’ai vécue le 19 décembre est pour moi de cet ordre-là. Je ne sau­rais expli­quer pour­quoi – ou plu­tôt je ne peux l’expliquer que par la sereine pré­sence qui s’est mani­fes­tée en moi – je me suis aban­don­née à ce qui était. J’ai véri­ta­ble­ment lâché prise, et même si ce fut juste l’espace d’un ins­tant, cet ins­tant a suf­fi à tout chan­ger.

 

« Le lâcher-prise est un phé­no­mène pure­ment inté­rieur. Cela ne veut pas dire que, sur le plan concret de la dimen­sion exté­rieure, vous ne pas­siez pas à l’ac­tion pour chan­ger telle ou telle situa­tion. En fait, quand vous lâchez prise, ce n’est pas la situa­tion dans sa glo­ba­li­té que vous devez accep­ter, mais juste ce minus­cule seg­ment appe­lé ins­tant pré­sent. » [2]

 

Entre deux états de conscience

Pour moi, ce fut comme si cette « mise à jour » de conscience réor­ga­ni­sait tout. Une nou­velle dyna­mique se créait, des forces s’activaient à l’extérieur, qui pou­vaient alors me ser­vir en exer­çant une influence béné­fique sur la situa­tion. Ainsi, tout s’est enchaî­né de la manière la plus favo­rable pour moi, dans un contexte des plus défa­vo­rables. On ne peut effec­ti­ve­ment pas dire que les sta­tis­tiques étaient de mon côté : au moment où l’hémorragie ménin­gée s’est déclen­chée, je n’avais plus que 50% de chance d’arriver vivante aux urgences, et envi­ron 30% de chances d’en sor­tir en bon état [3].

Finalement, ce qui se pré­sen­tait comme un obs­tacle – la rup­ture d’anévrisme – s’est trans­for­mé en ouver­ture, lais­sant place à la grâce. Cette grâce qui ne se mani­feste que dans le moment pré­sent, qui sait com­ment appor­ter la quan­ti­té exacte d’éner­gie au moment exact, qui rime avec puis­sance, confiance, équi­libre et amour. Et miracle aus­si. Mais au moment des faits, je suis très loin d’imaginer avoir besoin d’un miracle…

20h – Je suis assise sur le trot­toir et j’existe pour ain­si dire entre deux états de conscience. En réa­li­té, je ne peux pas être en dehors du seul état de conscience qui soit, la pré­sence. Mais mon men­tal, qui se croit le plus fort, crée l’illusion de son propre état de conscience. Soit l’exact oppo­sé du lâcher-prise : la résis­tance. Et celle-ci ne tarde pas à se mani­fes­ter. J’essaie de joindre James au télé­phone. Pas de réponse. Même si je sais qu’il ne va pas tar­der, je pré­fè­re­rais qu’il sache dès que pos­sible ce qui se passe. Il y a urgence. Alors je rap­pelle encore – peut-être dix fois – et, enfin, il répond. Devant mon insis­tance à venir auprès de moi, il laisse l’achat de son sand­wich en plan.

                 

Le bon timing

temps-horlogeCette résis­tance momen­ta­née reflète un thème assez récur­rent entre nous deux : mon men­tal, esti­mant que l’heure c’est l’heure, se heurte sou­vent au sien, qui tire son pou­voir de retards répé­tés. Bien sûr per­sonne n’a rai­son dans l’histoire, sur­tout si on se place du point de vue de la pré­sence, qui est hors de toute concep­tion tem­po­relle. Ce soir-là, en l’occurrence, je devrais presque le remer­cier de son retard, car qui sait si j’aurais vécu ce moment de « pré­sence à moi » en sa pré­sence à lui ?

Quoi qu’il en soit, les choses se sont posées de cette façon. Paradoxalement, l’aide dont j’avais besoin, l’enchaînement d’événements le plus appro­prié pour moi s’est mani­fes­té en pre­mier lieu à tra­vers lui.

20h10 – Il est enfin là et m’emmène m’asseoir à la ter­rasse du café le plus proche. Il me  demande quels sont mes symp­tômes. A ce moment-là, j’ai tou­jours un mal de tête inouï, et aus­si une légère nau­sée et des four­mille­ments dans les mains, soient les symp­tômes de l’hémorragie ménin­gée. Au vu de mon état et de mon manque d’assurance évident à me mettre en mou­ve­ment, il envi­sage deux options : prendre un taxi, ren­trer à la mai­son et suivre l’évolution de la situa­tion, ou bien appe­ler direc­te­ment les pom­piers.

 

La voie du milieu

Mon men­tal ne cède pas, il s’est déjà réso­lu à faire une croix sur la soi­rée, il ne veut pas en plus envi­sa­ger qu’il m’arrive quelque chose de grave et que je puisse être en dan­ger. Il ne veut pas l’envisager, c’est sa façon de gar­der le contrôle. En fait, il se remet en quête d’une expli­ca­tion et d’une solu­tion, et pour ce faire, il a besoin d’avoir les idées claires. C’est pour­quoi il classe l’expérience de la pré­sence dans le dos­sier « je n’ai rien com­pris, mais je ver­rai cela plus tard », tout en croyant sans trop savoir pour­quoi que « ça va aller ».

Ainsi, d’un côté, je ne suis pas très sûre qu’il soit néces­saire d’appeler les pom­piers. Mais de l’autre, la sagesse me dit que quelque chose ne tourne vrai­ment pas rond et que je ferais peut-être bien d’être à l’écoute de ce qui se pré­sente là, juste devant moi, l’intuition de James en l’occurrence. Qui s’avère de sur­croît être assez bonne conseillère en géné­ral. J’envisage alors une troi­sième option afin d’éclaircir cette his­toire : appe­ler Madeleine [4].

 

buches-feu

« Lorsqu’une bûche qui com­mence à peine à brû­ler est pla­cée juste à côté d’une autre qui flambe ardem­ment et qu’au bout d’un cer­tain temps elles sont sépa­rées, la pre­mière chauf­fe­ra avec beau­coup plus d’ardeur qu’au début. Après tout, il s’agit du même feu. Jouer le rôle du feu, c’est l’une des fonc­tions d’un maître spi­ri­tuel. Certains thé­ra­peutes peuvent éga­le­ment rem­plir cette fonc­tion, pour­vu qu’ils aient dépas­sé le plan men­tal et qu’ils soient à même de créer et de sou­te­nir un état intense de pré­sence pen­dant qu’ils s’occupent de vous. » [5]

 

Madeleine

Madeleine, com­ment la pré­sen­ter ? A l’époque je la connais depuis presque douze ans, et même après tout ce temps, elle reste à vrai dire un peu mys­té­rieuse pour moi. Elle est thé­ra­peute, éner­gé­ti­cienne, clair­voyante. Elle a une pro­fonde et sin­cère com­pas­sion pour l’être humain. J’ai un immense res­pect pour elle, pour la patience, la sagesse et l’amour qui l’animent. Bienveillance, dis­cer­ne­ment et vigi­lance sont des états per­ma­nents chez elle. Elle est pro­ba­ble­ment arri­vée dans ce monde en ayant déjà dépas­sé le plan men­tal, en étant déjà dans la pré­sence. Elle aide les per­sonnes qu’elle accom­pagne à cer­ner toutes les facettes du men­tal, à prendre conscience de leurs sché­mas et à les dépas­ser, à entrer dans le cœur.

Je l’appelle très rare­ment en dehors de nos rendez-vous parce que je sais qu’elle est très deman­dée et qu’elle a beau­coup de tra­vail. Pour moi, seule une véri­table urgence peut jus­ti­fier que je la sol­li­cite. Ce soir-là, il pour­rait se faire que l’on soit dans ce cas de figure. De son côté, elle répond rare­ment au télé­phone, « sauf si c’est urgent » dit-elle sou­vent. C’est pour­quoi, à ce moment-là, autant je sou­haite qu’elle me réponde, parce que je vou­drais son avis clair­voyant, juste et plein d’a­mour, autant j’espère qu’elle ne va pas décro­cher, parce que si elle le fait, c’est que je suis vrai­ment en état d’urgence.

J’appelle. Elle ne décroche pas. Je lui laisse un mes­sage, d’une voix que je recon­nais à peine tel­le­ment j’ai l’impression qu’elle appar­tient à quel­qu’un d’autre. Suite à quoi, James décide fina­le­ment de jouer la sécu­ri­té en appe­lant les pom­piers. D’un air tel­le­ment déter­mi­né que je capi­tule.

 

Entre l’être et le paraître

20h25 — Les pom­piers arrivent, nous ins­tallent dans leur camion, me demandent ce qui m’arrive et me posent une série de ques­tions. Ils véri­fient ma gly­cé­mie et ma ten­sion, qui se révèlent tout à fait  nor­males.

 

arbre

« Le men­tal ne peut pas appré­hen­der la réa­li­té de l’arbre. Il peut seule­ment connaître des faits et des infor­ma­tions au sujet de l’arbre. Le men­tal ne peut pas appré­hen­der la réa­li­té de ce que vous êtes : il connaît seule­ment des éti­quettes, des juge­ments, des faits et des opi­nions à votre sujet. Seul l’Être appré­hende la réa­li­té direc­te­ment. » [6]

 

Munis de ces contrôles, de ces éti­quettes et de ces faits, les pom­piers prennent la déci­sion de m’emmener aux urgences. Mon télé­phone sonne au même ins­tant : c’est Madeleine qui me rap­pelle. En voyant son pré­nom s’afficher sur l’écran de mon télé­phone, je com­mence à être moins opti­miste quant à la tour­nure des évé­ne­ments.

Au moment pré­cis où j’entre en com­mu­ni­ca­tion avec elle, mon mal de tête dimi­nue de façon signi­fi­ca­tive. Tout en lui expli­quant la situa­tion, je sais, par la réac­tion qu’a pro­vo­quée dans mon corps notre simple contact télé­pho­nique, qu’elle a une idée de ce qui se passe. Elle sait ce qui se passe parce que son Être appré­hende direc­te­ment la réa­li­té du mien.

 

Une étrange coïncidence

Je sais aus­si que, sagesse et dis­cer­ne­ment obligent, elle ne me dira pas spon­ta­né­ment de quoi il retourne. Elle pré­fère tou­jours avoir les per­sonnes en face d’elle afin de véri­fier ce qu’elle sent. Mais nous n’en sommes tout de même pas là : je l’ai juste appe­lée pour avoir son avis. Je ne pense pas que mon état néces­site qu’elle se déplace, elle n’est peut-être même pas à Paris. Et elle doit de toute façon avoir des choses plus essen­tielles à faire.

Je pour­suis donc tran­quille­ment mon état des lieux, et lui dis que nous sommes en route pour l’hô­pi­tal Sainte-Thérèse [7]. Tout en ne réa­li­sant abso­lu­ment pas que ledit hôpi­tal se trouve dans la même rue que son cabi­net de consul­ta­tion, à 200 mètres. Il est 20h30, elle est encore là et me pro­pose de me rejoindre aux urgences. Alors me revient en mémoire cette phrase qu’elle m’a dite un jour : « Je suis là où on a besoin de moi ». Bien sûr je dis oui. Bien sûr je me dis – moi qui ne crois pas au hasard – que c’est quand même une bien étrange coïn­ci­dence que j’atterrisse près de chez elle et bien­tôt en sa com­pa­gnie. Et bien sûr je me dis que la situa­tion doit vrai­ment être plus grave que je ne le pense.

Je rac­croche, le mal de tête repart de plus belle. Et tou­jours, quelque part, cette véri­table confiance que « quoi qu’il arrive, ça va aller ».

               

Une intervention sur mesure

anevrisme-cerveauNous arri­vons aux urgences. Je suis ins­tal­lée sur un cha­riot bran­card. A 22h30, je n’ai tou­jours pas bou­gé, vu aucun méde­cin, ni Madeleine d’ailleurs. Je lui fais pars de la situa­tion par SMS en pré­ci­sant que la dou­leur est tou­jours aus­si insup­por­table. Elle me répond aus­si­tôt : « Je suis près de toi et essaie de cal­mer ta dou­leur ». Pour en avoir déjà fait l’expérience, un réel sou­la­ge­ment cor­po­rel s’est mani­fes­té quand je l’ai sol­li­ci­tée sans qu’elle soit phy­si­que­ment à mes côtés. Je me demande tout de même ce que serait cette dou­leur là sans son aide. J’ignore en fait que « cette douleur-là » est pro­vo­quée par la réci­dive hémor­ra­gique et qu’il vaut donc mieux que je la res­sente avec une cer­taine inten­si­té, sans quoi je risque d’orienter le méde­cin vers un mau­vais diag­nos­tic. Je patiente néan­moins en toute confiance. Si elle n’est pas encore là, c’est qu’elle a de bonnes rai­sons.

A 23h, per­sonne n’est encore venu s’occuper de moi. Elle arrive. J’ai eu beau l’attendre avec impa­tience et sou­la­ge­ment, quand je la vois s’avancer vers moi, l’inquiétude l’emporte : si elle est là, c’est vrai­ment que l’heure est grave.

 

Une petite soudure…

la-presence

Avec le recul, une des plus belles choses qu’il m’ait été don­née de vivre cette nuit-là, a été de consta­ter que la pré­sence que j’ai tou­chée à l’intérieur de moi s’est lit­té­ra­le­ment et presque ins­tan­ta­né­ment reflé­tée à l’extérieur. Madeleine a vrai­ment incar­né pour moi ce « quelque chose d’infiniment plus puis­sant [qui] prend la relève ».

Ce soir-là, donc, elle s’avance vers moi, me prend la main, avec ce regard que je lui connais si bien, celui qui scanne. Je lui demande si elle croit que c’est grave. Elle me répond en pas­sant dou­ce­ment son autre main sur ma tête, à l’endroit de l’hémorragie : « Il faut faire une petite sou­dure. On va faire une petite sou­dure, et ça va aller ». J’ai beau cher­ché, je ne com­prends pas le moins du monde ce que cette réponse veut dire…

23h10 – Un méde­cin vient enfin s’occuper de moi. Je lui raconte ce qui s’est pas­sé et éva­lue ma dou­leur à 7/10. Je passe un scan­ner et une interne vient m’informer du résul­tat : hémor­ra­gie ménin­gée. Au moment où elle me l’annonce, ce diag­nos­tic ne veut pas dire grand-chose pour moi, et cer­tai­ne­ment pas AVC. Devant mon air pro­ba­ble­ment inter­ro­ga­teur, elle tente donc une expli­ca­tion plus terre à terre : « il y a eu un petit sai­gne­ment au niveau de la tête et il va fal­loir inter­ve­nir pour « répa­rer » le vais­seau endom­ma­gé »… « Ah, ok, faire une petite sou­dure » me dis-je…

 

… et deux scanners

01h00 – Cinq heures après le début de l’hémorragie, nous avons donc juste un scan­ner en poche. Enfin, l’équipe médi­cale a un scan­ner, moi j’en ai deux ! Le second confir­mant celui de Madeleine. 

De mon trans­fert dans le second hôpi­tal, je n’ai aucun sou­ve­nir, si ce n’est que James a sui­vi l’ambulance en taxi. J’ignore alors que Madeleine est res­tée avec lui. Elle ne par­ti­ra que vers 3h du matin, et lui ne quit­te­ra l’hôpital que vers 4h30, parce que je lui demande de ren­trer.

De mes pre­mières heures dans cet hôpi­tal, je me sou­viens juste du neu­ro­chi­rur­gien. Cet homme m’inspirait confiance. Il m’a cal­me­ment expli­qué ce qu’il allait faire, avant de lan­cer l’anesthésie géné­rale. Je me sou­viens aus­si de l’infirmière qui était là à mon réveil. Elle m’a dit qu’il était « très rare » qu’une hémor­ra­gie de cette nature – c’est-à-dire réci­di­vante – s’arrête spon­ta­né­ment.

 

Des signes avant-coureurs de l’hémorragie méningée

Les sai­gne­ments des vais­seaux peuvent se mani­fes­ter en plu­sieurs étapes, au cours des­quelles ils s’arrêteront spon­ta­né­ment. En ce qui me concerne, il est fort pro­bable que la pre­mière étape se soit pro­duite 48h avant. Le 17 décembre, j’ai res­sen­ti un mal de tête que je me sou­viens avoir qua­li­fié d’inhabituel. Il n’était pas très intense mais il des­cen­dait au niveau du sinus droit, et ne res­sem­blait pas, en ce sens, à un mal de tête habi­tuel pour moi. Je ne me suis pas inquié­tée, j’ai juste pris du para­cé­ta­mol et la dou­leur s’est dis­si­pée.

En fait, ce mal de tête était cer­tai­ne­ment une cépha­lée sen­ti­nelle, c’est-à-dire un bref sai­gne­ment de l’anévrisme alors fis­su­ré, annon­cia­teur d’une rup­ture plus ou moins immi­nente. La même chose s’est repro­duite, avec beau­coup plus d’intensité, le 19 décembre à 20h. Autrement dit, l’anévrisme n’était pas com­plè­te­ment rom­pu et il était encore temps d’agir pour limi­ter les dégâts. Il se trouve qu’une réci­dive, qui a eu cette fois défi­ni­ti­ve­ment rai­son de l’anévrisme, s’est pro­duite plus tard dans la soi­rée. Au moment où j’ai été exa­mi­née, l’hémorragie deve­nait trop impor­tante pour pou­voir, cette fois, s’arrêter natu­rel­le­ment.

 

Une autre lecture des événements

En enten­dant les pro­pos de l’infirmière, j’ai réa­li­sé que si tout m’avait sem­blé se pas­ser rela­ti­ve­ment faci­le­ment vu l’urgence de la situa­tion, c’est parce que l’hémorragie qui n’était pas cen­sée s’arrêter… s’était en fait arrê­tée. Ou que quelqu’un ou quelque chose avait fait en sorte qu’elle s’arrête…

battement-coeurJe me sou­viens d’un jour où Madeleine m’a dit : « Ca y est, j’ai trou­vé com­ment arrê­ter les bat­te­ments de mon cœur ».  Je crois qu’à ce moment-là, trois choses me sont pas­sées par la tête : pre­miè­re­ment, je ne savais pas que c’était pos­sible. Deuxièmement je n’ai aucune idée de la façon dont il faut s’y prendre (et je ne suis pas sûre de vou­loir le savoir). Et troi­siè­me­ment, même si cela dépasse com­plè­te­ment mon men­tal, j’ai appris et vécu tel­le­ment de choses « irra­tion­nelles » avec elle que je sais que c’est vrai sans l’ombre d’un doute. J’ajouterais que c’est de toute façon le genre de défis que je cherche à ses côtés : dépas­ser le men­tal et sa struc­ture.

A ce point, si vous sou­hai­tez pour­suivre votre explo­ra­tion de la conscience, plu­sieurs solu­tions s’offrent à vous. Vous pou­vez lire :

           

                 

                


Notes et références
    

[1] TOLLE Eckhart, Le pou­voir du moment pré­sent, Québec : Ariane Editions, 2000, p.31
[2] Ibid., p.40
[3] Société fran­çaise de neu­ro­chi­rur­gie, Anévrisme
[4] Le pré­nom a été modi­fié.
[5] TOLLE Eckhart, Le pou­voir du moment pré­sent, op.cit., p.34
[6] Ibid., p.40
[7] Le nom de l’hôpital a été modi­fié.

                   




 

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